Les yaourts mangeables même après la date limite de consommation! (étude)

Les yaourts restent bons même après 3 semaines de la Date Limite de Consommation (DLC). C’est le résultat « surréaliste » auquel ont aboutit des analyses de l’association et magazine français 60 millions de consommateurs.

« Nous avons mené nos analyses en quatre temps : date limite de consommation, DLC + 1 semaine, DLC + 2 semaines, DLC + 3 semaines. Elles prenaient en compte deux marqueurs de « fraîcheur » : la flore bactérienne et le pH (indice de l’acidité) », explique l’association dans un article publié sur son site officiel ( Les yaourts « périmés » restent bons).

« Selon le décret n° 88-1203 du 30 décembre 1988, un yaourt doit contenir au moins 10 millions de bactéries lactiques (Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus) par gramme, pendant toute sa durée de commercialisation. De plus, il fallait vérifier l’absence de bactéries potentiellement pathogènes ».

Trois semaines après, « le pH varie très peu et se situe aux alentours de 4,3 à 4,4 en moyenne durant toute l’étude. Bien que l’on observe une très légère acidification des produits, elle serait imperceptible par les consommateurs ». Et « surtout, la qualité microbiologique reste très bonne : la quasi-totalité des produits restent très largement au-dessus de la valeur réglementaire concernant les bactéries lactiques, que ce soit à la DLC ou trois semaines plus tard. Et aucune souche pathogène n’a été retrouvée. Autrement dit, les yaourts contenant du sucre ou des fruits ne sont pas plus exposés au développement de bactéries indésirables que les yaourts nature ».

« Théoriquement, manger un yaourt périmé de trois semaines ne présente donc pas de danger pour la santé. Les fabricants seraient bien inspirés de prendre cet élément en compte quand ils fixent leur DLC. Surtout quand on sait que, chaque année, les Français jettent près de 26 kg de nourriture par personne, dont 7 kg de produits encore emballés – généralement des produits périssables dont la DLC est dépassée ».

Mais, attention! « cette étude vaut uniquement pour les yaourts, pas pour les desserts lactés (mousses ou crèmes au chocolat, liégeois, etc.). Et à condition qu’ils aient été conservés bien au frais. De plus, il faut toujours respecter les règles de prudence : éviter de manger un yaourt qui semble altéré, avec un opercule gonflé, une mauvaise odeur ou des traces de moisissure par exemple ».