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Campagne céréalière 2026 : un rebond attendu au-delà de 8 millions de tonnes | Consonews - Premier site consommation au Maroc
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Campagne céréalière 2026 : un rebond attendu au-delà de 8 millions de tonnes

Après deux années marquées par une sécheresse sévère, la production céréalière nationale pourrait enregistrer un net redressement en 2026. Les estimations des professionnels du secteur situent la récolte entre 8 et 9 millions de tonnes, contre 4,4 millions lors de la campagne précédente, l’une des plus faibles de la décennie. Cette amélioration s’explique principalement par un retour marqué des précipitations, supérieures de 34 % à la moyenne des trente dernières années.

Ce rebond attendu dépasse la seule dimension agricole. Il aura des implications directes sur la facture des importations, le niveau des subventions publiques et la reconstitution des stocks stratégiques, dans un contexte international toujours instable. Le blé tendre devrait représenter près de 5 millions de tonnes sur le total projeté, selon les estimations professionnelles, même si certains acteurs se montrent plus prudents et évoquent un volume global plus proche de 6 millions de tonnes.

L’amélioration pluviométrique a permis d’élargir les superficies ensemencées, portées à environ 3,7 millions d’hectares, contre 2,6 millions un an plus tôt. Le taux de remplissage des barrages, désormais proche de 70 %, constitue également un signal favorable pour les cultures d’automne et d’hiver. Toutefois, la majorité des surfaces céréalières restent en agriculture pluviale, ce qui maintient une forte dépendance aux conditions climatiques.

Des épisodes d’inondations dans certaines plaines du Nord ont détruit plus de 100.000 hectares, mais ces pertes pourraient être compensées par de meilleurs rendements dans les grandes zones céréalières du Gharb et de la Chaouia. La qualité des grains sera également déterminante : des pluies abondantes pourraient améliorer le taux de protéines du blé tendre, réduisant le recours aux mélanges avec des blés importés plus riches.

Parallèlement, le Maroc a maintenu un niveau élevé d’importations afin de sécuriser l’approvisionnement intérieur. Entre juin 2025 et janvier 2026, près de 7 millions de tonnes de céréales ont été importées, dont plus de 3 millions de tonnes de blé tendre. La France demeure le principal fournisseur, suivie par l’Argentine, la Russie, l’Allemagne et les États-Unis. Les perturbations maritimes enregistrées depuis décembre ont toutefois entraîné des retards logistiques et des surcoûts significatifs pour les opérateurs.

Malgré la perspective d’une meilleure récolte, le Royaume reste structurellement dépendant des marchés extérieurs. La moitié seulement de la production nationale est généralement collectée par les minoteries industrielles, le reste étant autoconsommé ou conservé par les exploitants. Une collecte plus importante permettrait de réduire temporairement la pression sur les importations.

Au-delà de l’effet conjoncturel, la question demeure celle de la résilience du modèle céréalier national. Les investissements engagés dans l’irrigation, la modernisation des exploitations et la sélection variétale visent à atténuer la vulnérabilité aux aléas climatiques. Si les projections pour 2026 se confirment, elles offriront un répit budgétaire et commercial. Mais elles ne modifieront pas, à elles seules, la dépendance structurelle du pays aux importations céréalières.

Avec Le360

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