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Carburants : des niveaux de prix de 16 à 18 DH le litre ne sont plus tabou!

La progression rapide des prix du pétrole sur les marchés internationaux ravive les inquiétudes quant à une hausse marquée des carburants au Maroc, dans un contexte de tensions géopolitiques et de fragilités structurelles du secteur. Une analyse relayée par Finances News met en lumière les risques d’une augmentation significative des prix à la pompe dans les prochaines semaines.

Intervenant sur ce sujet, Houcine El Yamani, secrétaire général du Syndicat national du pétrole et du gaz affilié à la Confédération démocratique du travail, souligne les limites du dispositif actuel. Selon lui, les niveaux de stocks disponibles demeurent en deçà des exigences réglementaires, qui imposent une couverture équivalente à 60 jours de consommation. Les volumes annoncés, incluant des cargaisons en cours d’acheminement, ne garantiraient qu’un peu plus d’un mois d’autonomie effective.

À cette contrainte s’ajoute une dépendance totale aux importations, renforcée par l’arrêt de la raffinerie de la Samir. L’absence de capacité nationale de raffinage expose directement le pays aux fluctuations des cours internationaux, avec un impact immédiat sur les prix à la consommation.

Le fonctionnement du marché constitue un autre facteur de tension. Depuis la libéralisation du secteur, les distributeurs disposent d’une latitude importante dans la fixation des prix. Les ajustements ne suivent pas toujours le rythme des marchés internationaux, ce qui alimente les critiques sur les délais de répercussion des baisses, tandis que les hausses sont appliquées plus rapidement.

Dans ce contexte, certaines projections évoquent un prix du gasoil pouvant atteindre entre 16 et 18 dirhams le litre si la tendance actuelle se poursuit. Une telle évolution poserait la question de la capacité d’absorption par les ménages et les entreprises.

Parmi les pistes évoquées pour contenir cette pression figurent une réduction des marges des distributeurs ou un ajustement de la fiscalité, options déjà mises en œuvre dans certains pays. Toutefois, ces leviers restent soumis à des arbitrages budgétaires, les autorités veillant à préserver les équilibres des finances publiques.

L’évolution des prix à court terme dépendra ainsi de la conjoncture internationale, mais aussi de la capacité du système national à absorber les chocs liés à un marché énergétique particulièrement volatil.

Avec Finances News

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