
Face à la hausse marquée des prix des carburants, le gouvernement a engagé un effort financier mensuel estimé à 1,6 milliard de dirhams afin d’en atténuer les répercussions sur les ménages. Intervenant devant la Chambre des représentants, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a défendu une approche combinant responsabilité budgétaire et prise en compte des impacts sociaux.
Cette intervention s’inscrit dans un contexte international caractérisé par une hausse des cours du pétrole comprise entre 40 % et 65 %, avec des niveaux oscillant entre 100 et 110 dollars le baril. Une situation qui se répercute directement sur les coûts de transport, les chaînes d’approvisionnement et, in fine, sur le pouvoir d’achat.
Depuis le 15 mars, l’Exécutif a ainsi opté pour un mécanisme de soutien visant à limiter ces effets. La démarche, selon la ministre, ne repose pas uniquement sur des considérations techniques ou comptables, mais intègre également les dimensions sociales et économiques du dossier.
Au-delà de la gestion conjoncturelle, cette séquence s’accompagne d’une orientation vers des investissements de long terme, notamment dans les énergies renouvelables, présentées comme un levier pour réduire la dépendance aux hydrocarbures.
Par ailleurs, la réforme des régimes de retraite a été évoquée comme un chantier avancé. Le gouvernement indique avoir mené des concertations avec les partenaires sociaux et les syndicats, avec une analyse détaillée des différents régimes. L’objectif affiché consiste à proposer des solutions fondées sur des données chiffrées, tout en élargissant la couverture aux catégories qui en sont aujourd’hui exclues.
Dans cette approche, l’accent est mis sur la transparence, présentée comme une condition nécessaire pour assurer l’adhésion autour de réformes jugées structurantes, à la fois pour la soutenabilité des finances publiques et pour la protection sociale.
Avec Finances News

