Casablanca prépare un gigantesque marché de gros de 309 hectares chez les Ouled Hriz

Casablanca accélère le chantier de sa future ville alimentaire, un projet d’envergure destiné à regrouper sur un même site les principaux marchés de gros de la métropole. Inspirée du modèle du marché international de Rungis en France, cette infrastructure devrait voir ses premiers travaux démarrer dès 2026 dans la commune de Sahel Oulad H’Riz.
La maire de Casablanca, Nabila Rmili, a dévoilé les contours de ce projet stratégique lors de son passage à l’émission «Grand Format Le360». Elle explique que cette future plateforme alimentaire vise à centraliser les différents marchés de gros actuellement dispersés dans plusieurs quartiers de la ville, notamment ceux des fruits et légumes, du poisson, de la volaille, des œufs ou encore des dattes.
Selon la présidente du Conseil communal, la pression foncière croissante dans la métropole rend désormais nécessaire la relocalisation de ces infrastructures vers un espace plus vaste et mieux connecté aux grands axes logistiques.
Après plusieurs phases d’études et de négociations avec les Domaines de l’État, la commune a acquis un terrain de 309 hectares situé à Sahel Oulad H’Riz. Le choix de ce site répond à plusieurs critères stratégiques, notamment sa proximité avec le réseau autoroutier, les infrastructures ferroviaires et les principaux accès logistiques de la région.
Le Schéma directeur d’aménagement urbain adopté en 2025 prévoit déjà l’extension des infrastructures ferroviaires vers cette future plateforme afin de renforcer sa connectivité avec Casablanca et les autres régions du Royaume.
Le projet sera réalisé en deux grandes étapes. La première phase, dont les travaux doivent débuter en 2026 pour une durée estimée à trois ans, portera notamment sur le transfert progressif du marché de gros des fruits et légumes ainsi que du marché de gros du poisson actuellement installés à Sidi Othmane.
Cette première tranche mobilisera un investissement d’environ 2 milliards de dirhams. Elle prévoit la réalisation des voiries internes, des équipements publics et des infrastructures de base nécessaires au lancement de la plateforme.
Pour Nabila Rmili, le projet dépasse largement le cadre local. La future ville alimentaire ambitionne de devenir une plateforme logistique et commerciale de dimension nationale et africaine, répondant aux standards internationaux en matière de distribution et d’organisation des circuits alimentaires.
À travers cette infrastructure, Casablanca cherche également à moderniser ses circuits de commercialisation, améliorer la fluidité logistique et renforcer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement alimentaires dans un contexte marqué par la croissance urbaine et les nouveaux enjeux de sécurité alimentaire.
Source Le360

