Électricité: une ardoise de 450 millions de DHS due par la Ville de Casablanca datant de l’époque Lydec

Un audit financier réalisé par SRM Casablanca-Settat après sa prise en charge des services de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement liquide à la place de Lydec a révélé l’existence d’importants arriérés de paiement dus par les collectivités de Casablanca.
Selon les conclusions de cet audit, les communes de la métropole affichent un passif global de 450 millions de dirhams correspondant à des factures d’électricité impayées et à des créances accumulées avant la transition vers le nouveau mode de gestion.
D’après les informations rapportées par le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, cette dette se répartit entre 300 millions de dirhams à la charge du conseil de la ville de Casablanca et 150 millions de dirhams imputés aux seize arrondissements de la métropole.
Plusieurs responsables d’arrondissement ont indiqué avoir reçu des demandes de régularisation de la part de SRM Casablanca-Settat portant sur des montants pouvant atteindre plusieurs millions de dirhams. Ces sommes correspondent à des factures restées impayées durant plusieurs exercices, à des écarts comptables non réglés ainsi qu’à des anomalies liées au transfert entre l’ancien et le nouveau système de gestion.
Face à cette situation, Nabila Rmili a adressé une correspondance officielle aux présidents des arrondissements afin de leur demander de régulariser rapidement leur situation financière vis-à-vis de la société régionale multiservices.
Cette démarche a provoqué de vives réactions au sein des commissions des finances et des affaires économiques des arrondissements, alors même que les élus préparent les prochaines sessions ordinaires de juin. Plusieurs responsables affirment avoir découvert l’ampleur réelle des engagements financiers liés à l’électricité et à l’éclairage public à cette occasion.
Les élus locaux redoutent désormais l’impact de ces dettes sur les budgets des arrondissements et sur les futurs programmes d’investissement. Certains responsables évoquent déjà des difficultés à absorber ces montants dans un contexte marqué par des ressources financières limitées et une hausse continue des charges de fonctionnement des collectivités territoriales.
Plusieurs membres des conseils d’arrondissement réclament également l’ouverture d’un débat sur les causes de l’accumulation de ces arriérés et sur les responsabilités administratives liées à la gestion des exercices précédents.
Cet audit intervient dans un contexte plus large de tensions financières touchant plusieurs collectivités territoriales. Des rapports du ministère de l’Intérieur alertent déjà sur l’aggravation des dettes contractées par certaines communes envers les opérateurs chargés des services d’eau, d’électricité et d’assainissement, sur fond d’augmentation des dépenses de gestion et de stagnation des recettes fiscales locales.
Avec Al Ahdath Al Maghribia

