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Le gouvernement ouvre 20 milliards de dirhams de crédits supplémentaires pour soutenir la compensation et financer les dépenses exceptionnelles

Le gouvernement a décidé l’ouverture de crédits supplémentaires de 20 milliards de dirhams au profit du Budget général afin de soutenir la Caisse de compensation, préserver le pouvoir d’achat des ménages et financer plusieurs dépenses exceptionnelles liées au contexte économique et climatique.

Présentant lundi devant la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants le décret n°2.26.395 adopté lors du dernier Conseil de gouvernement, Fouzi Lekjaa a indiqué que cette enveloppe se répartit entre plusieurs priorités budgétaires.

Selon le ministre, 8 milliards de dirhams seront consacrés à la Caisse de compensation afin de maintenir la stabilité des prix du gaz butane ainsi que des coûts liés au transport des personnes et des marchandises.

Une enveloppe supplémentaire de 6 milliards de dirhams servira à couvrir des dépenses exceptionnelles non prévues dans la Loi de finances 2026, dans un contexte marqué par les répercussions de la conjoncture internationale. Le gouvernement prévoit également 4 milliards de dirhams destinés au renforcement des fonds propres de certains établissements et entreprises publics, tandis que 2 milliards de dirhams seront mobilisés pour faire face aux conséquences des inondations ayant touché plusieurs régions du Royaume.

Fouzi Lekjaa a précisé que ces crédits supplémentaires ont pu être financés grâce à la progression des recettes fiscales enregistrée au cours des premiers mois de l’année 2026. À fin avril, les recettes fiscales ont progressé de 10,9 milliards de dirhams, soit une hausse de 8,9% par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette évolution est notamment portée par l’augmentation des recettes de l’impôt sur les sociétés ainsi que par la progression de la TVA.

Le ministre a également assuré que les équilibres budgétaires prévus dans la Loi de finances 2026 restent maintenus. Le gouvernement prévoit ainsi un déficit budgétaire ramené à 3% du PIB en 2026 contre 3,5% en 2025, avec une poursuite de la baisse du niveau d’endettement du Trésor rapporté au produit intérieur brut.

Selon le responsable gouvernemental, la dynamique actuelle des recettes traduit l’effet des réformes fiscales engagées ces dernières années ainsi que l’élargissement progressif de l’assiette fiscale.

Avec MAP

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