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Casablanca-Settat confirme son statut de grenier du Maroc avec près de 30% de la récolte céréalière nationale

La région Casablanca-Settat s’apprête à confirmer son rôle central dans l’agriculture marocaine. Selon les prévisions de la Direction régionale de l’Agriculture, la récolte céréalière de la campagne 2025-2026 devrait atteindre près de 25,8 millions de quintaux, soit 28,6% de la production nationale attendue.

Cette performance repose sur un programme d’emblavement réalisé dans sa totalité, couvrant plus de 852.000 hectares. Les cultures se répartissent entre 349.585 hectares de blé tendre, 241.350 hectares de blé dur et 261.620 hectares d’orge. La province de Settat demeure le principal bassin céréalier de la région avec 319.500 hectares cultivés, devant la zone du Doukkala relevant de l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Doukkala, qui totalise plus de 244.000 hectares.

Les prévisions placent également Settat en tête de la production régionale avec une récolte estimée à près de 10,4 millions de quintaux. Elle est suivie par Sidi Bennour, dont la production devrait avoisiner 4 millions de quintaux grâce à l’importance des superficies cultivées et à la présence de périmètres irrigués. El Jadida et Berrechid devraient chacune dépasser les 3,8 millions de quintaux, tandis que Benslimane pourrait atteindre 2,6 millions de quintaux. La zone relevant de la Direction provinciale de l’Agriculture de Casablanca devrait, quant à elle, produire près de 1,1 million de quintaux.

Cette campagne bénéficie de conditions climatiques particulièrement favorables. Depuis novembre dernier, la région a enregistré un cumul pluviométrique d’environ 512 millimètres, soit une hausse de 104% par rapport à la saison précédente et un niveau supérieur de 59% à la moyenne annuelle habituelle. Ces précipitations ont contribué à améliorer les rendements agricoles tout en renforçant les ressources hydriques.

Sur le terrain, les agriculteurs constatent déjà les effets positifs de cette saison exceptionnelle. Plusieurs producteurs espèrent que l’abondance de la récolte permettra une baisse des prix des fourrages et de la paille, alors que les opérations de moisson ont commencé dans de bonnes conditions. Les professionnels du secteur soulignent également la disponibilité des équipements nécessaires pour assurer la récolte des superficies emblavées, avec un coût de moisson mécanisée variant entre 600 et 700 dirhams par hectare.

Au-delà des volumes attendus, cette campagne constitue un enjeu économique majeur pour la région. Une production abondante devrait contribuer à améliorer les revenus agricoles, renforcer l’approvisionnement du cheptel en fourrages et soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur agricole. Les services techniques de la Direction régionale de l’Agriculture poursuivent d’ailleurs leur accompagnement des exploitants à travers le suivi de la maturation des cultures et des conseils portant sur les opérations de récolte et de stockage, afin de préserver la qualité des productions et d’optimiser les rendements.

Après plusieurs campagnes marquées par les effets de la sécheresse, Casablanca-Settat retrouve ainsi pleinement son rôle historique de principal bassin céréalier du Royaume, avec près d’un tiers de la récolte nationale attendu cette année.

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