Les opérateurs télécoms font la paix au détriment du consommateur

telecoms operateurs paix prix hausse 28 juin 2016 high tech

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Avant son départ d’Inwi, Franck Debord, ex-PDG, répétait à qui voulait bien l’entendre qu’il y avait encore de la marge sur la voix et que les opérateurs pourraient via la voix financer la 4G. Inwi lançait à ce moment la 4G pour 10 milliards d’investissement; la guerre sur les prix étaient alors à son comble notamment entre Inwi et Méditel. «Une guerre insensée et des niveaux de prix dangereusement bas», tonnait Debord. Son vœu de paix et de retour à une certaine raison semble aujourd’hui entendu. Les opérateurs télécoms de la place semblent en effet décidés à capitaliser pour un moment encore sur les revenus de la voix. A défaut d’avoir des produits datas suffisamment nombreux et ancrés localement. Nous faisions cette même conclusion en décryptant le nouveau slogan d’Inwi : Koul youm m3akom au lieu de 3aber Ki Bghiti (voir article : https://consonews.ma/674.html?).

Aujourd’hui, c’est une donnée de taille qui vient renforcer cette lecture. Il s’agit de l’arrêt des offres appels illimités de Méditel. Notre confrère médias24 a été le premier a révélé cette information. Il a été plus loin en demandant des explications à l’ANRT (au lieu de Méditel). Ce qui explique que le dossier relève davantage de la réglementation (régulation ?) que du marketing.

En réponse, ANRT explique que ces offres ont été jugées non conformes aux nouvelles règles en vigueur en matière de validation des nouveaux produits et opérations promotionnelles.

On n’en saura pas plus sur ces fameuses règles. Mais on peut déduire que parmi elles figure en bonne place la condition de prix à la minute pas trop agressif. D’ailleurs, medias24 conclue sans hésiter que «les nouvelles lignes directrices de l’ANRT vont provoquer une hausse du coût moyen de télécoms».

ANRT avance comme justificatif d’un tel revirement «l’évolution du marché ces dernières années». Un argumentaire similaire à celui développé lors du blocage des appels internationaux par voie IP (watsapp, Viber & Co’).

ANRT évoquait clairement la perte de chiffres d’affaires pour les opérateurs télécoms.

Il en a été de même sur les appels normaux et les entreprises de téléphonie y ont laissé des plumes.

Maintenant, c’est au consommateur de payer les réparations de guerre!