Pub en ligne au Maroc: davantage une question de réuputation qu’un choix marketing

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Il y a quelques semaines, le ministre de la communication El Khalfi montait au créneau pour décrier la main basse des mastodontes US du digital (Google, Facebook) sur le marché de la publicité en ligne au Maroc…Une situation qui nuit gravement aux ressources financières des journaux papiers.

Il y a assurément quelques milliards de dirhams en jeu dans cette affaire. Sauf que le phénomène digital dans son ensemble reste assez marginal dans le pays si l’on se réfère aux chiffres rapportés par cet article de La Vie éco du 30 juin 2016.

Bien qu’il considère comme désormais incontournable le digital, l’article précise que les budgets qui sont consacrés sont de 4 à 5% en moyenne. Au mieux c’est 10% du budget publicitaire global.

Les motivations premières d’un tel investissement ne sont pas les objectifs commerciaux, de notoriété ou de campagnes marketing mais relève plutôt de l’e-reputation.

En effet, les réseaux sociaux sont aujourd’hui de vraies canonnières susceptibles de rapidement mettre à mal l’image de marque d’une entreprise. Pour rester en veille et neutraliser le plutôt possible les campagnes « anti », les marques daignent réserver une partie du budget publicitaire au digital.

Cela prend généralement la forme de frais de lobbying au profit de quelques «influenceurs» ou de groupes d’influence dits «bataillons» (truffés de faux comptes d’après l’expérience terrain).

Les marques devraient dans un futur proche prendre davantage au sérieux le digital comme média capable de doper le chiffre d’affaires et de faire du business.

Faire partie intégrante de ce nouveau monde est le meilleur moyen d’y être bien accueilli…

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