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Réseaux sociaux: fini le dictât du buzz à tout prix!

Le buzz a imposé sa loi durant une petite décennie. C’est aujourd’hui une page de tournée. Car les autorités en ont visiblement marre de voir leurs efforts pour mettre de l’ordre bafoués par les fake news et les apprentis journalistes et influenceurs, semant la zizanie derrière un écran de PC ou de smartphone.

Ainsi, le gouvernement a adopté hier un projet de loi (n°22.20) visant à encadrer la diffusion de l’information sur les réseaux sociaux et à mieux cerner et qualifier le crime qui lui est associé.

Il s’agit dans le détail de :

– garantir la liberté de communication numérique sur les réseaux sociaux, les réseaux de diffusion ouverts et d’autres réseaux similaires, à condition que les intérêts légalement protégés ne soient pas compromis,

– cerner les diverses formes de crimes commis par le biais de ces réseaux, en particulier ceux qui affectent la sécurité et l’ordre public, à travers la publication de fausses informations ou portant atteinte aux personnes, ainsi que certains crimes visant les mineurs,

– imposer des obligations aux fournisseurs de services de médias sociaux et mettre en place une procédure efficace et transparente pour lutter contre les contenus électroniques illicites,

– adopter des sanctions à l’encontre des prestataires de services de réseaux sociaux qui violent leurs obligations.

Cette loi intervient dans un contexte où l’on est passé du stade de la fausse information visant le buzz au crime organisé (notamment avec l’affaire Hamza Mon Bébé). La nouvelle pratique est venue s’ajouter à la propagation de la médiocrité et à l’étalage de la vie privée des gens pour attirer quelques clics ou vues supplémentaires.

Aussi, la crise du Coronavirus a montré clairement que seule la presse organisée et professionnelle était en mesure de suivre les événements et de fournir une information détaillée et crédible, parfois à ses risques et périls (les entreprises de presse font d’ailleurs partie des établissements devant rester ouverts et dont les salariés ne sont pas concernés par le confinement ou le télétravail).

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