Masques de protection: le Maroc prépare le lancement du paquet de 10 unités

Le port de masque obligatoire dès hier, mardi 7 avril, a eu un succès inattendu au point que les masques vendus dans les commerces sont déjà épuisés. « Les commerces sont approvisionnés le matin mais tout de suite après ils sont épuisés », confirme une source bien informée au ministère de l’Industrie.

Pour y faire face, la production doit monter en charge. Les officiels évoquent une production quotidienne jusqu’à 5 millions de masques par jour. « Ce sera probablement atteint mardi prochain », affirme notre source.

La ruée pose également le problème du prix et de la qualité. Sur les réseaux sociaux, les consommateurs dénoncent des prix parfois au-delà de la grille tarifaire officielle fixée par le gouvernement. D’autres citoyens reprochent à ces masques grand public leur manque de conformité aux normes de protection.

Sur le premier volet, il faut savoir que le prix de 0,8 dirhams l’unité est un prix d’achat par paquet (ce qui laisse la porte ouverte à l’abus en cas de vente à l’unité). Pour faire face à ce type d’abus mais aussi pour limiter les risques de contagion naissant d’une manipulation de masques en vrac, le ministère de l’Industrie est en train de préparer la mise sur le marché de paquets de 10 unités.

Quant à la question des normes, notre source appelle les consommateurs à faire le distinguo entre deux types de masques: médicaux et de protection. « Ceux produits en masse et destinés au grand public sont en effet des masques de protection produits dans le respect des normes internationales en la matière », insiste notre source.

Il sont néanmoins moins sophistiqués que les masques médicaux étant donné que le besoin n’est pas le même. Il s’agit en effet d’un complément du dispositif de mesures barrières déjà mises en place (la distanciation, le confinement, l’interdiction de circulation après 18h, etc.).

Tous comptes faits, il s’agit d’un dispositif qui est en perfectionnement au quotidien pour s’adapter au modus operandi du Coronavirus. Restons confiants.

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