Entreprises Publiques: entre étatisation et privatisation, le Maroc opte pour une troisième voie

Y-a-t-il quelque chose entre l’étatisation et la privatisation? Oui, la création d’une agence qui détiendra les participations de l’Etat dans les entreprises publiques.

C’est en tout cas ce que prévoit le projet de loi portant création de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’Etat.

Ainsi l’Agence devra récupérer un portefeuille de 24 établissements et 40 entreprises publiques constitué des plus beaux bijoux du capitalisme public marocain: OCP, Masen, MDJS, Tanger Med, Sorec, régies autonomes de distribution d’eau et d’électricité, etc.

Parmi les actions phares que devra mener l’Agence en priorité, figure la transformation de l’ensemble des entreprises et établissement publiques vers le statut de Société anonyme et la substitution progressive de l’Agence à l’Etat dans le capital des entreprises publiques de son périmètre.

Que reste-il au gouvernement? La présidence du Conseil d’Administration présidé par le ministre chargé du portefeuille des Finances et composé de quatre administrateurs, représentants du département des Finances, mais aussi de quatre administrateurs indépendants, sélectionnés sur la base de leurs compétences et de leurs qualifications.

Quant à la la gestion effective, elle reviendra au Directeur Général de l’Agence.

 

 

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