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Promotion dans la fonction publique: la bonne nouvelle du gouvernement Akhannouch aux fonctionnaires

Le gouvernement compte rattraper "une injustice" envers les fonctionnaires commise par son prédécesseur. Ceux qui ont été promus, mais dont l’avancement n’a été suivi par aucun impact sur leurs revenus, verront bientôt leur situation régularisée. Ceci est une revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Ce sont près de 20.000 fonctionnaires qui peuvent aujourd’hui pousser un ouf de soulagement. Et pour cause. Le gouvernement s’apprête, en effet, à donner son feu vert pour le versement de leurs augmentations de salaire. C’est ce que rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du jeudi 11 novembre. D’après le quotidien, c’est le nouveau ministre délégué au Budget, Faouzi Lakjaâ, lui-même, qui annoncé la bonne nouvelle devant le Parlement.

Le ministre délégué a affirmé, note le quotidien, que le gouvernement procédera bientôt à la régularisation de la situation financière de tous ces fonctionnaires qui ont été promus, mais sans que cette promotion soit suivie de l’augmentation de salaire à laquelle elle donne droit. Pour ce faire, le ministre a assuré que l’Exécutif a prévu une enveloppe budgétaire de 8 milliards de dirhams dans le cadre du projet de Loi de finances de 2022, pouvant permettre de régulariser la situation de tous les fonctionnaires qui attendent l’impact de leur avancement dans leur carrière sur leurs revenus.

C’est l’ancien locataire de la Primature, rappelle le quotidien, qui a décidé, par une circulaire, de geler toutes les promotions de la fonction publique. Dans cette circulaire, adressée en mars 2020 aux membres du gouvernement et aux responsables des établissements publics, Saad Eddine El Othmani avait décidé le gel de la promotion, de l’avancement et du recrutement dans tous les secteurs de la fonction publique.

Cette mesure, que le gouvernement a présentée comme exceptionnelles, a touché toutes les administrations de l’État, les collectivités territoriales, les établissements publics à caractère administratif, les instances et les établissements dont les salaires des fonctionnaires sont versés à partir du budget de l’État, à l’exception des administrations chargées de la Sécurité intérieure et de la Santé.

Par cette mesure intervenue au lendemain de l’instauration de l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement El Othmani voulait réduire les dépenses publiques pour pouvoir faire face à la pandémie du Coronavirus, précise le quotidien. Une mesure qualifiée alors d’urgente et dont  la finalité était de faire face aux répercussions négatives de la pandémie de Coronavirus. Elle devait, en effet, soulager le budget de l’État et permettant en même temps au gouvernement d’orienter les fonds disponibles pour faire face aux imprévus et aux défis que présentait la crise sanitaire.

Notons que les dépenses du personnel continuent d’être considérées comme le premier poste dans la dépense publique. Elles s’élèveraient, en effet, à 147,53 milliards de dirhams dans le cadre du PLF 2022, en tenant compte les cotisations de l’État relatives à la retraite et à la prévoyance sociales.

Par ailleurs, avec les promotions annuelles et la revalorisation des salaires dans le cadre du dialogue social, le salaire mensuel net moyen dans la fonction publique, qui était de 7.150 dirhams en 2011, s’établit cette année à 8.237 dirhams, contre 8.147 dirhams en 2020.

Source: Le 360

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