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Pour Fouzi Lekjaâ, augmenter les prix des cigarettes et de l’alcool reviendrait à encourager la contrebande

Le ministre délégué chargé du budget a rejeté les amendements de l’opposition visant à augmenter les taxes sur les cigarettes et les boissons alcoolisées. Le ministre a indiqué que cette hausse encouragerait la contrebande, sans que la consommation n'en soit donc réduite. Cet article est une revue de presse du quotidien Assabah.

Le ministre délégué chargé du budget, Fouzi Lakjaâ, a rejeté les amendements des groupes parlementaires de l’opposition visant à augmenter les taxes sur les boissons alcoolisées et les cigarettes. Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du jeudi 11 novembre, que les gouvernements dirigés par les islamistes ont, durant 10 ans, majoré annuellement les taxes sur ces produits. Lors d’une réunion de la commission des Finances, tenue mardi à la Chambre des représentants, le ministre Lakjaâ a indiqué qu’une hausse des prix des cigarettes et des boissons en 2022 stimulerait la contrebande sous toutes ses formes.

La majoration des taxes pendant les dix dernières années, poursuit-il, a entraîné une hausse des prix et a contribué à l’érosion du pouvoir d’achat des citoyens, sans que la consommation n’en soit pour autant réduite. Le ministre n’a pas mâché ses mots, affirmant qu’il ne désirait pas débattre, à nouveau, de ce sujet avec des députés qui étaient dans la majorité et se retrouvent, aujourd’hui, dans l’opposition. Allusion faite aux parlementaires de gauche et aux islamistes dont, dit-il, il connaît les opinions et l’acharnement à vouloir poursuivre le processus d’augmentation des taxes des cigarettes et des boissons alcoolisées.

Le quotidien Assabah rapporte que le ministre a souligné que la hausse des taxes formulée collectivement par l’opposition (USFP, PPS, MP et PJD) entraînerait une augmentation de 5 dirhams du prix du paquet d’une marque donnée de cigarettes. Une hausse qui risque de booster les activités de contrebande qui représentent 2% du marché marocain, contre 25% en Europe. Le ministre a, par ailleurs, rappelé que la taxe intérieure de consommation (TIC) sur l’alcool brut était passée, l’année dernière, de 15.000 à 18.000 dirhams l’hectolitre pour la bière et le vin.

Autant dire, précise-t-il, qu’il est inacceptable d’augmenter chaque année cette taxe sur les boissons alcoolisées. Il faut arrêter ce processus pendant une année ou deux pour étudier son impact sur le marché et déterminer les besoins des touristes avant d’éventuellement le reprendre, conclut Fouzi Lakjaâ. Face à ces explications, les groupes de l’opposition ont retiré leur amendement sur les boissons alcoolisées, tout en maintenant celui relatif aux cigarettes. Mais comme il fallait s’y attendre, cet amendement a été rejeté par les groupes de  la majorité.

Source: Le 360

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