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De nouvelles hausses des tarifs dans l’enseignement privé

Alors que les Marocains souffrent depuis quelques semaines d’une flambée des prix, certaines écoles privées ont décidé d'augmenter les frais de scolarité. Ce qui risque d’impacter davantage le pouvoir d’achat des parents. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Akhbar.

La flambée des prix concerne pratiquement tous les secteurs, y compris l’enseignement privé. En effet, plusieurs établissements scolaires privés ont décidé d’augmenter les frais de scolarité pour la prochaine rentrée. A la grande surprise des parents d’élèves qui ont découvert récemment une augmentation allant de 100 à 300 dirhams par rapport aux frais scolaires payés de l’année en cours.

Cette hausse représente 10% du montant des frais de scolarité payés par les parents d’élèves, souligne Al Akhbar dans sa livraison du 12 avril. Selon le quotidien, cette augmentation intervient à l’heure où les écoles privées ont annoncé l’ouverture des inscriptions pour la prochaine rentrée scolaire. Cette augmentation fragiliserait davantage le pouvoir d’achat des parents, déjà malmené par la flambée des prix des matières premières et des hydrocarbures.

«Ce sont des augmentations injustifiées et interviennent après la crise sanitaire liée au Covid», dénoncent des parents d’élèves dans les colonnes d’Al Akhbar. Et d’ajouter que cette annonce intervient aussi suite à la volonté de plusieurs parents d’élèves de ne pas réinscrire leurs enfants à l’avenir dans les écoles privées et de les envoyer dans des établissements publics. A leurs yeux, «c’est une tentative de dissimuler la crise qui a frappé ces établissements».

De son côté, le président de l’Alliance des écoles privées au Maroc, Abdeslam Ammor, indique que «les augmentations que les écoles privées puissent imposer obéissent à plusieurs critères et prennent en considération les problèmes que traversent ces établissements». Et d’ajouter que «la décision d’augmenter les frais de scolarité est une décision individuelle de chaque établissement et ne découle pas d’un accord entre les patrons des écoles privées».

Toujours selon le représentant des écoles privées au Maroc, les augmentations concernent tous les secteurs qui souffrent de plusieurs crises. «Alors qu’il est censé intervenir pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens, l’Etat laisse la porte ouverte aussi bien pour les hydrocarbures que pour  les produits alimentaires. Les augmentations sont ainsi une suite logique à cette situation», conclut Abdeslam Ammor.

Source: Le 360

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