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Banques participatives: la trésorerie mal en point

Si leur activité se poursuit sans grande contrainte, les banques participatives ne parviennent toujours pas à collecter des dépôts. La gestion de trésorerie leur pose alors plusieurs difficultés. Cet article est une revue de presse de l’hebdomadaire La Vie Éco.

A première vue, les banques participatives poursuivent leur activité sans grande contrainte, écrit La Vie Éco dans sa livraison hebdomadaire. Les chiffres confirment cette assertion. Au niveau commercial par exemple, le financement s’inscrit toujours en hausse avec un encours de près de 20 milliards de dirhams à fin février, en hausse de 3,2% par rapport au début de l’année et de 40% sur l’année 2021.

En revanche, leur collecte des dépôts pâtit encore de la jeunesse du secteur, relève La Vie Éco. La perception des clients y est également pour quelque chose, tant ils considèrent ces banques comme des établissements de financement, plutôt que des banques à part entière, précise l’hebdomadaire. Si l’encours des dépôts à vue est établi à 5,5 milliards de dirhams, en augmentation de 2,1%, les dépôts d’investissements se relâchent.

 

La Vie Éco constate ainsi un fléchissement des dépôts d’investissement de 2,1% à 1,6 milliard de dirhams. Un décalage flagrant entre les emplois et les ressources bancaires. Cette situation propulse le coefficient d’emploi à plus de 250%, alors qu’il n’atteint même pas 100% pour les banques conventionnelles. Les banques participatives se retrouvent dès lors obligées de dealer avec cette donne, compte tenu du manque de moyens de refinancement.

«Le seul refinancement qui existe actuellement est celui de la wakala bil istithmar dont Bank Assafa était le précurseur», explique  Abdelaziz Elouadrhiri, directeur développement commercial chez Bank Al Yousr dans les colonnes de l’hebdomadaire. L’encours de ces Wakala a atteint 6,8 milliards de dirhams durant les deux premiers mois de l’année, en croissance de 2,6% en 2022 et de 37% aucours de l’exercice 2021.

La gestion de trésorerie pose également un réel problème. Les banques participatives doivent mener une réflexion d’ensemble sur la manière d’utiliser ces contrats, ainsi que les dépôts à vue des clients, pour les adapter aux contraintes de leur trésorerie. En cas d’excédent, aucun produit de placement n’est disponible pour y être placé. Les acteurs du secteur plaident pour un marché interbancaire participatif.

Source: Le 360

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