Stages formation-insertion : le gouvernement élargit le dispositif aux non-diplômés

Le gouvernement veut rendre ses politiques d’emploi plus inclusives. Réuni jeudi à Rabat, le Conseil de gouvernement a adopté un projet de loi visant à étendre les contrats de stage formation-insertion aux demandeurs d’emploi non diplômés, une évolution majeure dans un dispositif jusque-là centré principalement sur les titulaires de diplômes.
Le texte adopté, le projet de loi 51.25, modifie et complète le Dahir portant loi n°1-93-16 du 29 ramadan 1413 (23 mars 1993), qui encadre les mesures d’encouragement accordées aux entreprises organisant des stages au profit de certaines catégories de diplômés, dans une logique de formation et d’insertion professionnelle.
Une mesure prévue par la loi de finances 2025
Présenté par le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, ce projet s’inscrit dans la mise en œuvre des nouveautés introduites par la loi de finances 2025. Celle-ci a élargi le champ des bénéficiaires afin d’y intégrer également les non-diplômés.
Lors du point de presse tenu après le Conseil, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a précisé que cette réforme vise à adapter le cadre juridique à cette nouvelle orientation.
Objectif : des politiques actives de l’emploi plus équitables
Selon le porte-parole du gouvernement, le projet de loi s’inscrit également dans le cadre de la feuille de route adoptée en février 2025 pour la mise en œuvre de la politique de l’emploi. Cette feuille de route ambitionne de renforcer l’efficacité des politiques actives, tout en les rendant plus inclusives et plus équitablement accessibles.
Concrètement, l’objectif est d’élargir la base des bénéficiaires des programmes d’insertion à des catégories de demandeurs d’emploi jusque-là moins couvertes, notamment celles ne disposant pas de diplôme. Une évolution qui consacre, selon le gouvernement, le principe d’égalité des chances entre les différents profils de chercheurs d’emploi, au-delà du seul parcours académique.
