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Blanchiment d’argent provenant de la contrebande de l’or via des sociétés agricoles

Interpellé pour émission de chèques sans provision, un bijoutier a révélé l’existence d’un réseau criminel qui s’active dans le blanchiment d’argent issu de la contrebande de l’or en provenance de la Turquie. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Un bijoutier poursuivi, en état d’arrestation, pour émission de chèques sans provision a dévoilé aux enquêteurs qu’il a été victime d’un réseau de blanchiment d’argent provenant d’un trafic de bijoux et d’or.

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du mardi 4 octobre, que le prévenu a indiqué que cette bande criminelle s’active dans la contrebande de l’or et les devises en se cachant derriere des sociétés agricoles fictives. Ces révélations ont poussé le parquet a convoquer plusieurs bijoutiers suspectés d’avoir trempé dans ce trafic. L’avocat du détenu souligne que son client a été victime de la vengeance de ceux qu’il a dénoncés qui lui ont volé son chéquier pour émettre des chèques sans provision.

L’avocat a demandé la transmission de ce dossier à la BNPJ étant donné, dit-il, que cette bande criminelle s’active dans plusieurs villes et dispose de ramifications à l’étranger.

Les membres de ce réseau introduisent clandestinement de grandes quantités d’or en provenance de la Turquie pour les vendre à des bijoutiers. Un trafic qui leur permet de réaliser des bénéfices estimés à des dizaines de millions de dirhams qu’ils convertissent en devises pour les transférer à l’étranger. Dans sa plainte, le bijoutier souligne que les personnes impliquées dans ce trafic utilisent des sociétés agricoles à Meknès et à El Jadida pour blanchir l’argent provenant de la contrebande de l’or.

Assabah rapporte que le bijoutier interpellé a déclaré aux enquêteurs qu’il a créé une société de transformation de bijoux et qu’il a découvert, après un certain temps, que son associé s’est accaparé son chéquier. Ce dernier, poursuit-il, serait impliqué avec d’autres individus dans la contrebande de l’or provenant de la Turquie.

L’or est vendu en grandes quantités à des bijoutiers à Casablanca ainsi que dans d’autres villes. En contrepartie, les commerçants leur remettent des chèques qu’ils utilisent dans des transactions commerciales dans le domaine de l’agriculture pour dissimiler l’argent obtenu illégalement dans le trafic d’or. Il faut rappeler que le procureur du roi près du tribunal correctionnel de Casablanca a placé, vendredi dernier, le bijoutier en détention préventive dans la prison d’Oukacha pour émission de chèques sans provision.

Source: Le 360

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