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Télécoms: pour le lancement de la 5G au Maroc, il faudra encore attendre

Théoriquement, la technologie devra être déployée dans les mois à venir, mais ils sont nombreux à douter de l’effectivité de la mesure. En cause, le retard pris dans le développement de la fibre optique. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

La note d’orientations générales pour le développement du secteur des télécoms est claire: le lancement de la 5G au Maroc est prévu en 2023, soit dans les prochains mois. Mais analystes et observateurs doutent quant à cette éventualité. Le calendrier est bien parti pour être remis à une date ultérieure, indique le quotidien L’Economiste dans son édition du lundi 14 novembre.

«Le plan de la note d’orientations générales ne pourra pas atteindre les objectifs fixés. Le véritable objectif réside dans le déploiement de la fibre (optique, NDLR)», note le quotidien, citant un expert. Cet objectif suppose un taux de déploiement de 20% en 2023, soit 2 millions de prises FTTH (Fiber to the home:  fibre jusqu’à domicile). Or, à aujourd’hui, seuls 450.000 raccordements ont été effectués. Le défi est d’autant plus insurmontable que but pour 2025 est de monter à 50% du marché, totalisant 5 millions de prises.

Ce retard est enregistré faute de mutualisation des efforts des opérateurs. «Les objectifs auraient pu être atteints si l’on avait pris les bonnes décisions. C’est-à-dire ouvrir le marché et la réglementation en faveur des opérateurs d’infrastructures. Et ce sont ces derniers qui vont assurer la mutualisation en coordination avec les collectivités territoriales, les régions et les communes», précise l’expert.

«En l’état actuel des choses, et au vu des coûts d’investissement lourds, il est impossible que chaque opérateur déploie seul son propre réseau. Le statu quo implique de renforcer encore plus le poids et le monopole de fait de l’opérateur historique, Maroc Telecom », souligne le journal.

La solution, précise L’Economiste, est dans l’ouverture du marché à des opérateurs dédiés aux infrastructures pour accélérer la mutualisation et le partage. Des investisseurs de taille mondiale manifestent de l’intérêt pour le marché marocain des télécoms, lit-on. Parmi eux, figure le géant Google. «Mais ils ne veulent pas s’aventurer tant que le régulateur (Agence nationale de réglementation des télécommunications) ne s’est pas encore engagé à leur donner l’autorisation d’exercer en tant qu’opérateurs d’infrastructures», conclut le quotidien.

Source: Le 360

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