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Cherté des produits alimentaires: les circuits de commercialisation pointés du doigt

Pour le Conseil économique, social et environnemental, le système de commercialisation des produits agricoles, marqué par un ensemble de fragilités et de dysfonctionnements, a été l’un des facteurs qui ont contribué au renchérissement des prix des principaux produits alimentaires. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Rien ne va plus dans le système de commercialisation des produits agricoles, largement à l’origine du renchérissement des prix des principaux produits alimentaires. C’est ce qu’indique le quotidien L’Economiste dans son édition du jeudi 23 février, citant une note du CESE (Conseil économique, social et environnemental).

Pour le Conseil, les efforts du gouvernement n’auront pas suffi à résorber le renchérissement des prix des produits alimentaires dans un contexte marqué notamment par la persistance de la tendance haussière des prix des intrants agricoles et des produits phytosanitaires. «Cette situation est attribuable à l’absence d’un cadre de gouvernance global et intégré du processus de commercialisation des produits agricoles entrainant plusieurs insuffisances en matière d’organisation des marchés des produits agricoles (marchés de gros et souks hebdomadaires) et la prédominance des circuits parallèles de commercialisation (vente informelle)», lit-on.

Autre cause, la faible capacité des petits et moyens agriculteurs à s’organiser pour écouler, dans de bonnes conditions, leurs produits. A cela s’ajoute une digitalisation encore très faible des processus de commercialisation et de valorisation des produits agricoles qui ne facilite pas l’accès direct et fluide des petits et moyens agriculteurs aux différents marchés et débouchés.

Cela sans oublier «une intermédiation excessive et peu contrôlée qui favorise la spéculation et la multiplication des intervenants, pénalise le producteur, impacte la qualité des produits en rallongeant les circuits de distribution et partant, renchérit le prix de vente final au consommateur. Le prix d’un produit peut, parfois, tripler ou quadrupler avant d’arriver au consommateur», indique le CESE.

Le Conseil appelle ainsi, et notamment, à la réforme des marchés de gros en adoptant un dispositif ouvert à la concurrence et conditionné par le respect d’un cahier de charges et en mettant en place une réglementation qui clarifie le fonctionnement interne des marchés, les modalités d’éligibilité des intervenants, et le nouveau système de redevances.

Outre vœu, celui de «développer les circuits courts de commercialisation à caractère coopératif, promouvoir le commerce de proximité et encourager les petits et moyens agriculteurs à se regrouper dans des coopératives en s’inspirant des approches adoptées par la filière sucrière et la filière laitière».

Autre recommandation, et non des moindres, la mise en place d’un «observatoire des prix et des marges», qui pourrait être abrité par le Conseil de la concurrence, pour aider à la détection de tout comportement d’accumulation non-justifiée des marges de profit au détriment du pouvoir d’achat des citoyens.

Source: Le 360

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