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Tourisme/Promotion : l’ONMT désavoué par le rapport BCG?

Lancer de nouvelles destination phares en plus des traditionnelles Agadir-Marrakech (Fès, Tanger, etc.) et élargir le spectre des marchés émetteurs à de nouveaux pays (Brésil, pays Scandinaves, Etats Unis, Pologne, etc.). Ce sont là deux axes principaux de la stratégie de développement touristique adoptée et déployée par l’ONMT depuis quelques années. Une stratégie qui trouve largement sa justification dans la vulnérabilité de la demande face aux événements qui touchent la région arabe. En gros, pour l’ONMT, il fallait pour y faire face, pondre de nouveaux oeufs et ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier.

Il se trouve qu’aujourd’hui le Maroc a un nouveau gouvernement et un nouveau ministre de Tourisme, Mohammed Sajid, ancien maire de la capitale économique.

Première « action phare » de ce dernier : présenter les résultats d’une évaluation à mi-parcours de la Vision 2020 de son prédécesseur Lahcen Haddad. Une évaluation réalisée par le très célèbre cabinet US Boston Consulting Group (BCG). Pour rappel, le plan Azur et son extension Vision 2020 on le doit à un autre cabinet US, non moins célèbre, le cabinet Mc Kinsey.

Détails à part, et hormis le constat d’échec de ces plans et visions déjà largement fait et commenté par les acteurs locaux, il ressort des recommandations un certain désaveu de l’ONMT et des pistes qu’il a privilégiées.

Ainsi, pour ce qui est de la diversification des destinations, BCG conseille de « donner un coup d’accélérateur à Marrakech et Agadir, «deux destinations, avec leurs arrière-pays, qui sont prêtes à relever le challenge de répondre à un public et à une demande plus importante». Une recommandation qui rejoint l’avis de la CNT (confédération professionnelle du secteur) de mettre le paquet sur le balnéaire et sur Agadir en particulier.

Quant au recrutement de nouvelles nationalités de touristes, un responsable (probablement le ministre) cité sous couvert d’anonymat par Tel Quel (qui a été le premier à révéler les conclusions BCG) affirme que : « ça ne sert à rien de cibler de nouvelles destinations alors que les marchés traditionnels ne sont pas pleinement exploités. Je préfère doubler ou tripler les dessertes sur des marchés demandeurs plutôt que d’aller chercher des clients ailleurs ».

 

 

 

 

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