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Coupe d’Afrique: les langues au Maroc selon la CAN

À l’approche de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, le Royaume se prépare à recevoir des foules venues de tout le continent. Au-delà des stades modernisés et de l’organisation millimétrée, les visiteurs repartiront surtout avec un souvenir central : celui d’un pays où la diversité linguistique fait partie de l’identité nationale.

La force du Maroc, c’est d’abord sa langue du quotidien. La darija, parlée dans les souks, les taxis, les cafés, les tribunes et jusque dans les fan zones, est le premier signe d’intégration culturelle. Souple, métissée de français, d’amazigh et d’espagnol, elle facilite les échanges spontanés. Une formule simple à connaître suffira souvent à créer le contact : “Salam, kidayr ?”.

Mais cette langue de rue cohabite avec une dimension plus institutionnelle. L’arabe formel, utilisé dans l’enseignement, les communications officielles et les médias nationaux, s’impose dès que l’on bascule dans le registre officiel : conférences de presse, interviews de joueurs, communiqués d’avant et après match. Un « Marhaban » bien placé fonctionne toujours.

La singularité marocaine se voit aussi dans l’amazigh, langue historique devenue officielle, visible sur les panneaux, les bâtiments publics et présente dans les zones montagneuses, rurales ou désertiques. Tarifit au nord, tamazight au centre, tachelhit au sud : les variantes diffèrent, mais l’accueil reste le même. Là aussi, un « Azul » ouvre des portes.

Dans les grandes villes, un autre langage s’invite naturellement : le français. Présent dans l’administration, les transports, les commerces, il simplifie le quotidien de nombreux visiteurs, notamment francophones d’Afrique et d’Europe. Menus, tickets, panneaux routiers… l’usage bilingue reste courant.

À cela s’ajoutent deux langues qui montent ou persistent : l’espagnol dans le nord, héritage culturel encore largement pratiqué, et l’anglais, désormais très présent chez les jeunes et les professionnels du tourisme.

Cette mosaïque linguistique n’est pas qu’un détail culturel. Elle façonne l’expérience des supporters : parce qu’ici, changer de langue revient simplement à adapter le niveau de proximité avec les habitants. Qu’il s’agisse de discuter en darija avec un vendeur ambulant, en amazigh dans un village de montagne, en français dans un restaurant, ou en anglais avec un guide, chaque échange devient un morceau du Maroc.

Du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, les tribunes vibreront, mais c’est dans les rues, les conversations et les rencontres que les supporters saisiront la richesse du pays. Et pour prolonger cette immersion, un simple hashtag circulera dans le monde entier : #TotalEnergiesAFCON2025.

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