Food-BoissonsNewsslide

Sucre raffiné : détail des nouveaux prix réglementaires

Entré en vigueur le 1er janvier 2026, un arrêté de la ministre de l’Économie et des Finances instaure de nouveaux prix plafonds et marges bénéficiaires applicables à la vente du sucre raffiné au Maroc. Cette décision vise à stabiliser le marché de cette denrée de base et à préserver le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte de vigilance accrue sur les prix des produits de première nécessité.

Publié au Bulletin officiel et daté du 10 décembre 2025, l’arrêté modifie et complète les dispositions de l’arrêté ministériel n°1964.06 de 2006. Il encadre l’ensemble de la chaîne de commercialisation du sucre raffiné, depuis la sortie d’usine jusqu’à la distribution finale, en fixant des plafonds précis selon les formes de présentation et les conditionnements.

Pour le sucre solide, largement consommé dans les foyers marocains, le prix maximal est fixé à 5,1484 dirhams le kilogramme. Ce tarif s’applique aussi bien aux pains de sucre de deux kilogrammes emballés dans du papier et conditionnés en sacs ou cartons, qu’aux morceaux de sucre conditionnés en boîtes d’un kilogramme regroupées en lots de cinq kilogrammes.

S’agissant du sucre granulé ou en poudre, communément appelé « sanida », les prix plafonds varient selon le poids des emballages, avec une logique de prix dégressifs à mesure que le volume augmente. Le kilogramme est ainsi fixé à 4,2335 dirhams pour les sacs non consignés de 50 kilogrammes, sous réserve d’un taux de pureté d’au moins 99,5 %.

Pour les conditionnements destinés à la consommation familiale, les plafonds sont établis à 4,2910 dirhams le kilogramme pour les sacs de cinq kilogrammes, 4,2951 dirhams pour ceux de deux kilogrammes, et 4,3363 dirhams pour les sacs d’un kilogramme.

Cette mesure s’appuie sur un cadre juridique et réglementaire précis, notamment la loi de finances n°55.23 relative à l’exercice 2024, la loi n°104.12 sur la liberté des prix et de la concurrence et ses textes d’application, ainsi que le décret définissant les attributions de la ministre de l’Économie et des Finances. Elle a également été adoptée après consultation de la commission interministérielle des prix et examen de la liste des produits soumis à une régulation tarifaire.

À travers cet encadrement, les pouvoirs publics entendent limiter les fluctuations excessives des prix, réguler les marges bénéficiaires tout au long de la chaîne de distribution et garantir l’accès des consommateurs à un produit de base à un prix maîtrisé. La mesure s’inscrit plus largement dans la politique de compensation et de régulation des produits essentiels, aux côtés du gaz butane et du blé tendre.

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page
×