Le Centre marocain de conjoncture prévoit une croissance de 5,7 % en 2026

L’économie marocaine pourrait connaître un net redressement en 2026, avec un taux de croissance estimé à 5,7 %, selon les projections du Centre marocain de conjoncture (CMC). Cette prévision figure dans le numéro 51 de la publication Info-CMC, dans lequel l’organisme analyse les perspectives économiques à partir des principaux déterminants internes et externes de l’activité.
Selon le CMC, les hypothèses retenues laissent entrevoir un retournement marqué du cycle économique, après plusieurs années caractérisées par une croissance modérée et des chocs successifs. Le rythme anticipé pour 2026 se situerait ainsi nettement au-dessus des performances enregistrées récemment, traduisant une amélioration plus large de l’environnement macroéconomique.
L’un des éléments clés de ce scénario repose sur le reflux des tensions inflationnistes. Après avoir dépassé le seuil de 6 % en 2022, l’inflation aurait été progressivement contenue pour s’établir autour de 0,9 % à la fin de l’année 2025. Pour 2026, le Centre marocain de conjoncture table sur une hausse des prix limitée, estimée à environ 1,2 %. Cette évolution est jugée favorable à la préservation du pouvoir d’achat des ménages et au soutien de la demande intérieure.
Sur le plan sectoriel, le CMC anticipe une contribution significative du secteur primaire à la croissance globale. La valeur ajoutée agricole pourrait progresser de plus de 14 %, sous réserve de la réalisation d’une campagne agricole largement supérieure à la moyenne des cinq dernières années. Cette hypothèse constitue l’un des piliers du scénario de reprise envisagé.
Les activités non agricoles devraient également participer à cette dynamique, avec une croissance moyenne de leur valeur ajoutée estimée à 4,2 %. Cette progression concernerait l’ensemble des branches productives, dans un contexte de reprise graduelle de l’investissement et de consolidation de la demande.
Le Centre souligne par ailleurs le rôle des orientations de la politique économique et de la programmation budgétaire prévues pour l’exercice à venir. Celles-ci sont appelées à soutenir l’activité tout en accompagnant les transformations économiques et sociales engagées, malgré un environnement international qualifié d’incertain.
Dans l’ensemble, ces projections traduisent un scénario de redressement soutenu, conditionné toutefois à la concrétisation des hypothèses agricoles et à la stabilité du cadre macroéconomique, tant sur le plan interne qu’externe.
