Inflation : les prix à la consommation en hausse de 0,5% en février 2026

L’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 0,5% au mois de février 2026 par rapport au mois précédent, selon les données publiées par le Haut-Commissariat au Plan. Cette évolution reflète une progression des prix à la fois des produits alimentaires et non alimentaires, dans un contexte marqué par des tensions persistantes sur certains postes de dépenses.
Dans le détail, cette augmentation résulte principalement de la hausse de 0,8% des produits alimentaires et de 0,3% des produits non alimentaires. Les produits alimentaires continuent ainsi de jouer un rôle déterminant dans la dynamique des prix, en particulier en période de forte demande.
Parmi les principales hausses observées figurent les poissons et fruits de mer (+4,5%), les fruits (+2,1%), les viandes (+1,6%) et les légumes (+1,0%). D’autres produits comme le lait, les œufs ou encore le café ont également enregistré des augmentations plus modérées. À l’inverse, certaines catégories ont connu des baisses, notamment les huiles et graisses (-2,2%) ainsi que les boissons non alcoolisées.
Du côté des produits non alimentaires, la hausse est essentiellement portée par le poste transport, en lien avec l’augmentation des prix des carburants, qui ont progressé de 3,1% sur le mois. D’autres catégories sont restées globalement stables.
L’évolution des prix présente également des disparités territoriales. Les hausses les plus marquées ont été relevées à Oujda et Tanger (+1,4%), suivies de Tétouan (+1,2%). D’autres villes comme Fès, Kénitra ou Al Hoceima ont enregistré des augmentations plus modérées, tandis que certaines localités, à l’image de Safi ou Guelmim, ont connu de légères baisses.
Sur un an, la tendance apparaît différente. L’IPC affiche une baisse de 0,6% par rapport à février 2025, résultat d’un recul des prix des produits alimentaires de 2,0%, partiellement compensé par une hausse de 0,4% des produits non alimentaires. Cette évolution traduit une certaine modération de l’inflation globale, malgré des tensions persistantes sur certains segments.
L’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits les plus volatils et les tarifs réglementés, confirme cette tendance contrastée. Il a progressé de 0,2% sur un mois, mais affiche une baisse de 1,2% sur un an, signe d’une pression inflationniste globalement contenue.
Ces données mettent en évidence une situation nuancée : si les prix continuent d’augmenter à court terme, notamment sous l’effet des produits alimentaires et de l’énergie, la tendance annuelle reste orientée à la baisse. Une configuration qui traduit les ajustements en cours dans l’économie nationale, entre pressions conjoncturelles et relative stabilisation de l’inflation.
