Merché de gros de Casablanca : L’agneau s’envole, les primeurs en ordre dispersé

Le dernier bulletin de Casablanca Prestations dresse un portrait contrasté des étals de la métropole. Si le bœuf esquisse une timide stabilisation, la viande ovine franchit de nouveaux sommets. Côté potager, le consommateur doit composer avec une valse des prix particulièrement nerveuse sur la tomate et la carotte.
C’est une douche froide pour le panier de la ménagère casablancaise. En ce milieu de semaine, les chiffres relevés au marché de gros et aux abattoirs municipaux confirment une tension persistante sur les protéines animales. La viande ovine, en particulier, semble engagée dans une course de fond inarrêtable : le prix plancher de l’agneau a bondi de 115 à 125 DH/kg, tandis que le plafond flirte désormais avec les 130 DH.
À l’inverse, le bovin donne des signes de fatigue salutaire. Le seuil d’entrée se maintient à 78 DH/kg et le prix maximum recule d’un dirham pour s’établir à 94 DH. Une correction symbolique qui peine toutefois à compenser la flambée du mouton, laquelle pèse lourdement sur le budget des foyers.
Le potager entre surchauffe et accalmie
Au rayon des légumes, la situation est loin d’être uniforme. La tomate, pilier de la table marocaine, se raffermit nettement : son prix d’entrée grimpe à 2,50 DH et sa borne haute s’envole de 4,50 à 7,00 DH/kg. Mais la palme de la progression revient à la carotte, dont les tarifs doublent quasiment pour s’afficher entre 6,00 et 9,00 DH/kg.
Toutefois, tout n’est pas à la hausse. Les amateurs de légumes verts trouveront un peu de répit :
La courgette recule sensiblement, s’échangeant désormais entre 2,50 et 4,50 DH.
Le concombre suit le mouvement avec un prix plafond qui chute de 7,50 à 4,50 DH.
Le chou-fleur et l’aubergine restent, quant à eux, d’une stabilité exemplaire.
Fruits : Stabilité sur les classiques, l’avocat reste un luxe
Dans les corbeilles de fruits, le calme plat semble régner sur les produits de saison. Les clémentines (5,00-8,00 DH) et les fraises (12,00-19,00 DH) ne bougent pas d’un iota. La pomme, qu’elle soit locale ou importée, conserve ses niveaux de prix habituels.
En revanche, l’avocat confirme son statut de produit de prestige, se maintenant à des sommets oscillant entre 20,00 et 33,00 DH/kg. Enfin, une légère correction est à noter sur la banane locale et l’orange, offrant quelques centimes de marge aux acheteurs les plus attentifs.
En somme, ce marché de gros illustre une dynamique à deux vitesses. Si certaines filières maraîchères parviennent à se réguler, la pression inflationniste sur la viande ovine reste le point noir de cette fin de mois, dictant une gestion au dirham près pour les consommateurs de la métropole.
