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Aviculture : Le pari réussi de la FISA pour l’approvisionnement du Ramadan

Malgré le pic de consommation traditionnel du mois sacré, le marché national de la volaille et des œufs a fait preuve d’une stabilité exemplaire. La Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA) dresse un bilan positif, attribuant cette performance à une anticipation de plusieurs mois et à la résilience du modèle marocain.

Alors que le mois de Ramadan 2026 tire à sa fin, le soulagement est de mise du côté des consommateurs et des professionnels. Dans un communiqué publié ce lundi 23 mars, la FISA confirme que l’approvisionnement en viandes de volaille et en œufs a été assuré de manière « continue, régulière et suffisante » sur l’ensemble du territoire. Un tour de force logistique qui a permis d’éviter les ruptures de stocks, souvent redoutées lors de cette période de forte tension alimentaire.

Une mécanique de précision anticipée

Cette fluidité n’est pas le fruit du hasard. Selon la Fédération, la filière a fonctionné en flux tendu mais parfaitement maîtrisé. Les éleveurs ont adapté leurs mises en place dès le début de l’année pour répondre précisément au pic de demande, tandis que les unités d’abattage et de conditionnement ont accéléré leurs cadences pour garantir la fraîcheur des produits, du souk rural à la grande surface urbaine.

Cette mobilisation générale a permis de réduire les délais d’acheminement, assurant une présence constante des produits avicoles sur les étals. La FISA souligne que ce succès repose sur la solidité des contrats-programmes, véritables piliers de la stratégie agricole nationale, qui ont agi comme un bouclier contre les aléas du marché.

Le Maroc, exception notable face à la crise européenne

Le communiqué de la Fédération ne manque pas de mettre en perspective la situation marocaine avec celle de ses voisins du Nord. Alors que plusieurs pays européens ont dû faire face à des envolées de prix spectaculaires, voire à des pénuries d’œufs, le marché marocain a su maintenir son équilibre.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le prix de l’œuf à l’unité est resté contenu dans une fourchette allant de 1,33 à 1,50 dirham. Cette stabilité démontre la capacité du Royaume à assurer sa sécurité alimentaire sans recours massif aux importations, même lors des périodes de consommation extrême.

Vigilance et modernisation

Forte de ce bilan, la FISA réaffirme son rôle de pilier stratégique. Toutefois, l’organisation appelle à une « vigilance collective » pour préserver cet équilibre fragile. L’objectif est désormais de poursuivre la modernisation du secteur pour renforcer sa résilience face aux futurs défis économiques. Pour les professionnels, la priorité reste claire : maintenir la confiance du consommateur marocain en garantissant un rapport qualité-prix compétitif, loin des turbulences spéculatives.

Avec L’Opinion

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