Santé : 15 hôpitaux et 3.000 lits supplémentaires attendus en 2026

Le système de santé marocain s’apprête à franchir un nouveau palier en 2026 avec la mise en service de quinze structures hospitalières à travers le pays. Une annonce faite par Amine Tehraoui à l’issue d’une réunion de pilotage de la réforme du secteur, présidée par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch.
Ces nouvelles infrastructures devraient permettre d’ajouter près de 3.000 lits à la capacité nationale, avec un objectif clairement affiché : améliorer l’accès aux soins et réduire les disparités entre les territoires. L’enjeu n’est pas uniquement quantitatif, mais aussi géographique, en visant une meilleure répartition de l’offre médicale.
Dans le prolongement de ces projets, plusieurs chantiers hospitaliers structurants font l’objet d’une accélération, afin de rapprocher davantage les services de santé des populations et d’assurer une couverture plus équilibrée du territoire.
Parallèlement, l’effort porte également sur les soins de proximité. Un premier programme de mise à niveau de 1.400 établissements de santé primaire a été finalisé, tandis qu’une nouvelle phase concerne 1.600 centres supplémentaires. Parmi eux, 500 devraient être réhabilités dès 2026, traduisant une volonté de renforcer le premier niveau de prise en charge.
La réforme s’appuie aussi sur un volet numérique en cours de déploiement. Une phase pilote d’assistance médicale d’urgence a été lancée dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, avec une extension progressive envisagée à l’échelle nationale. D’autres outils sont en préparation, notamment un dossier médical partagé, l’ordonnance électronique et la plateforme «Chikaya Santé» dédiée au suivi des réclamations.
Les développements techniques de ces dispositifs sont achevés et entrent désormais en phase d’expérimentation, avant une généralisation progressive encadrée juridiquement.
Enfin, une plateforme nationale centralisant les données du secteur public et privé est en cours de déploiement, appuyée par le travail de 250 enquêteurs chargés de fiabiliser les informations. Un chantier structurant qui reste toutefois conditionné à l’adaptation des cadres juridiques et organisationnels nécessaires à la réussite de la réforme.
À travers ces différents leviers, les autorités cherchent à articuler montée en capacité, équité territoriale et modernisation du système, dans une transformation progressive du paysage sanitaire national.

