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Pharmacies : la CSPM alerte sur 40 000 emplois menacés par la réforme

Le projet d’ouverture du capital des officines, examiné par le Conseil de la concurrence, suscite une vive opposition de la Confédération des Syndicats des Pharmaciens du Maroc, qui redoute une transformation profonde du modèle pharmaceutique national.

À la suite d’un sit-in national organisé le 9 avril, la Confédération a formalisé son rejet des recommandations évoquant une ouverture du capital à des investisseurs extérieurs. Dans une note adressée au Conseil, son président, Mohamed Lahbabi, alerte sur les conséquences d’une telle évolution.

Selon la CSPM, ce scénario pourrait favoriser une concentration du marché et réduire le nombre d’officines, au détriment de la couverture territoriale et des pharmacies de proximité. L’organisation évoque également plusieurs risques majeurs : basculement vers une logique purement commerciale, émergence de situations de monopole, disparition de nombreuses structures indépendantes et impact social significatif.

La Confédération estime notamment que des milliers de pharmacies pourraient disparaître, avec à la clé la perte de plus de 40 000 emplois, ainsi qu’un risque sur la sécurité médicamenteuse.

Pour appuyer sa position, elle cite des exemples internationaux, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni ou au Canada, où l’introduction de chaînes commerciales aurait entraîné la fermeture de nombreuses officines indépendantes et affecté l’accès aux soins.

Face à ces enjeux, la CSPM plaide pour une autre approche de la réforme, centrée sur l’application des textes existants et la mise en œuvre des réformes déjà engagées, plutôt qu’une transformation structurelle du modèle.

Tout en maintenant son opposition, l’organisation se dit ouverte à une évolution du secteur, à condition qu’elle repose sur la concertation et une démarche participative impliquant l’ensemble des acteurs.

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