Dépenses : hausse de 40 % au Maroc pendant le Ramadan et l’Aïd al-Fitr selon Visa

La période du Ramadan et de Aïd al-Fitr confirme son rôle de moteur saisonnier pour la consommation. D’après les dernières analyses publiées par Visa, les dépenses réalisées au Maroc avec les cartes premium ont progressé de 40 % en glissement annuel, portées à la fois par les achats du quotidien et par les activités liées au voyage.
Ces données, issues du dispositif Visa Consulting & Analytics, mettent en évidence une dynamique soutenue sur plusieurs segments. Le tourisme entrant contribue largement à cette progression : les dépenses effectuées par les visiteurs étrangers ont également augmenté de 40 %, avec une accélération notable pour certaines provenances européennes, notamment la France, le Royaume-Uni et la Suisse.
Les comportements de consommation évoluent sensiblement à l’approche du mois sacré. Une première phase de constitution de stocks est observée avant le début du Ramadan, marquée par une hausse des achats alimentaires. Une fois le mois entamé, l’activité commerciale reste soutenue, dominée par les dépenses en distribution et en restauration. Les rythmes de consommation se décalent par ailleurs vers des horaires tardifs, avec une intensification des achats en soirée après la rupture du jeûne.
La séquence se prolonge jusqu’à Aïd al-Fitr, moment de pic pour les dépenses. Sur les jours entourant la fête, une progression supplémentaire est enregistrée, notamment dans l’alimentation, la restauration rapide et l’habillement, confirmant le caractère fortement saisonnier de cette période.
Au-delà des volumes, ces tendances traduisent une transformation progressive des usages, avec une montée en puissance des paiements électroniques et une diversification des postes de dépense. Elles offrent également des indications précieuses pour les commerçants et les institutions financières, appelés à adapter leurs offres à ces cycles de consommation spécifiques.
En toile de fond, ces évolutions illustrent l’importance croissante des temps forts religieux dans l’animation économique, tout en mettant en lumière des comportements d’achat de plus en plus structurés et anticipés.

