Le gouvernement débloque des crédits exceptionnels pour maintenir les prix du gaz butane

Le gouvernement a adopté jeudi un projet de décret prévoyant l’ouverture de crédits supplémentaires au profit du budget général afin de financer plusieurs mesures d’urgence liées à la conjoncture internationale et à la pression sur les prix de l’énergie.
Présenté lors du Conseil de gouvernement par le ministre délégué chargé du Budget, ce texte s’inscrit dans le cadre des dispositions prévues par la loi organique relative à la loi de finances.
Lors d’un point de presse tenu à l’issue du Conseil, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a expliqué que ces crédits exceptionnels visent principalement à limiter les effets économiques de la crise régionale au Moyen-Orient et de la hausse persistante des coûts énergétiques sur les marchés internationaux.
L’objectif affiché est notamment de préserver le pouvoir d’achat des ménages en maintenant la stabilité des prix du gaz butane, des services de transport de personnes et de marchandises ainsi que des tarifs de l’électricité.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par une forte hausse des prix mondiaux du gaz naturel, du charbon et du fioul, qui accentue la pression sur les finances publiques et les mécanismes de compensation.
Selon le gouvernement, ces crédits permettront également de constituer des réserves financières destinées à faire face à une éventuelle prolongation des tensions géopolitiques et de leurs conséquences économiques.
Le dispositif financera aussi plusieurs dépenses exceptionnelles engagées après les inondations ayant touché certaines régions du nord du Royaume, ainsi que le renforcement du capital de plusieurs établissements et entreprises publics.
À travers cette mesure, l’Exécutif cherche à amortir les effets de la volatilité internationale sur l’économie nationale tout en évitant, à ce stade, toute répercussion directe sur les prix supportés par les consommateurs.

