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Ces marques historiques qui ont discrètement changé de propriétaire et de nationalité

Philips, Thomson, LU, Hoover, Alcatel, Fagor ou encore Audi. Derrière ces marques historiques connues du grand public se cachent désormais, dans de nombreux cas, des groupes internationaux ayant profondément transformé leur identité industrielle et leur structure de propriété.

Au fil des années, les mouvements de concentration, les rachats internationaux et les accords de licence ont progressivement redessiné le paysage mondial des grandes marques de consommation, souvent sans que les consommateurs n’en aient réellement conscience.

Dans l’alimentaire, plusieurs marques emblématiques françaises appartiennent aujourd’hui à de grands groupes mondiaux.

Les biscuits LU, Prince, Belin ou TUC sont désormais contrôlés par le groupe américain Mondelez, issu de la scission de Kraft Foods. Les marques Maille et Amora évoluent quant à elles dans le portefeuille du groupe anglo-néerlandais Unilever.

Dans les produits d’entretien et d’hygiène, le phénomène de concentration est tout aussi marqué.

Des marques comme Ariel, Dash, Lenor, Mr Propre ou Febreze appartiennent au groupe américain Procter & Gamble, tandis qu’Air Wick, Finish, Vanish ou Cillit Bang sont contrôlées par le britannique Reckitt.

Cette concentration industrielle donne parfois l’impression d’un large choix en rayon alors qu’une grande partie des produits est développée par un nombre réduit de multinationales.

Le secteur de l’électroménager illustre également cette transformation du capital des grandes marques historiques.

Hoover appartient aujourd’hui au groupe hongkongais Techtronic Industries. Les marques françaises Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich sont désormais contrôlées par le groupe algérien Cevital depuis la reprise de Fagor.

Dans le même temps, Whirlpool a développé en Europe une coopération industrielle avec le groupe turc Arçelik autour de plusieurs marques d’électroménager.

La tech et l’électronique grand public connaissent des évolutions similaires.

Sharp appartient désormais au groupe taïwanais Foxconn, également connu pour produire les iPhone d’Apple. Philips a progressivement externalisé plusieurs activités sous forme de licences industrielles, notamment dans les téléviseurs, désormais exploités par le groupe chinois TPV Technology.

La marque RCA est exploitée par le chinois TCL, tandis que Thomson fonctionne aujourd’hui essentiellement sur un modèle de licences de marque accordées à différents industriels.

Même Alcatel, ancien symbole des télécommunications françaises, n’échappe pas à cette logique. La marque appartient à Nokia, mais ses smartphones sont fabriqués par TCL.

Dans l’automobile, les grandes marques historiques sont désormais regroupées au sein de vastes ensembles industriels mondiaux.

Le groupe Stellantis rassemble notamment Peugeot, Citroën, Opel, Jeep, Alfa Romeo, Fiat, Maserati ou Chrysler. De son côté, Volkswagen contrôle Audi, Porsche, Lamborghini, Bentley, Seat, Cupra, Škoda ou encore Ducati et Scania.

Cette concentration permet aux groupes de mutualiser plateformes techniques, moteurs, composants et investissements technologiques afin de réduire les coûts industriels et accélérer les développements.

Résultat: plusieurs modèles de marques différentes partagent désormais une large partie de leurs éléments techniques tout en conservant des identités marketing distinctes.

Cette évolution reflète la transformation profonde de l’économie mondiale des marques, où la valeur repose de plus en plus sur la puissance commerciale, la distribution, la technologie et les licences plutôt que sur l’ancrage industriel historique ou national des enseignes.

Source: commentcamarche.net

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