Aïn Diab: le retour des gardiens clandestins et des parasols illégaux exaspère les estivants

À l’approche du pic de la saison estivale, les pratiques anarchiques refont leur apparition sur la plage d’Aïn Diab, suscitant la colère des vacanciers et relançant le débat sur l’accès libre et gratuit aux espaces publics du littoral casablancais.
Selon plusieurs témoignages relayés par Al Akhbar, des loueurs de parasols sans autorisation ont repris possession de certaines portions de la plage, tandis que des gardiens de voitures improvisés exigent des paiements pour des stationnements pourtant officiellement gratuits.
Pour les consommateurs, la situation est d’autant plus incompréhensible que les autorités locales avaient annoncé l’an dernier la gratuité du stationnement sur l’ensemble du front de mer, depuis la mosquée Hassan II jusqu’à la plage Madame Choual. Une mesure qui devait garantir un accès équitable et transparent aux espaces balnéaires.
Dans les faits, de nombreux estivants dénoncent toutefois le retour de pratiques informelles qui transforment ce droit en source de tensions et de dépenses supplémentaires. Certains automobilistes affirment être contraints de payer des gardiens sans statut légal, tandis que des familles se plaignent de l’occupation non autorisée du sable par des rangées de parasols proposés à la location.
Au-delà de la question financière, c’est le respect du domaine public qui est en jeu. La réglementation interdit en principe l’occupation illégale des plages et prévoit des zones accessibles gratuitement à tous les usagers. Pourtant, les consommateurs constatent un décalage persistant entre les textes et leur application sur le terrain.
Les estivants réclament ainsi un renforcement des contrôles et des interventions des autorités afin de préserver la gratuité des espaces publics, garantir la sécurité des usagers et éviter le retour durable de ces formes d’économie informelle sur le littoral.
Pour beaucoup, l’enjeu dépasse le simple confort estival. Il s’agit avant tout de défendre le droit des citoyens à profiter librement et sereinement d’un patrimoine collectif qui doit rester accessible à tous, sans frais imposés ni occupations illégales.
Avec Al Akhbar
