Hausse du chômage à fin juin 2017 (HCP)

Entre le deuxième trimestre de l’année 2016 et la même période de 2017, l’économie marocaine a créé 74.000 postes d’emploi, 12.000 en milieu urbain et 62.000 en milieu rural, contre une perte de 26.000 une année auparavant.
L’ »agriculture, forêt et pêche » a créé 52.000 emplois, les « services » 19.000, les BTP 7.000 alors que le secteur de l’ »industrie y compris l’artisanat » en a perdu 4.000.
Avec un accroissement de la population active de 107.000 personnes, le nombre de chômeurs s’est accru de 33.000 personnes au niveau national portant ainsi l’effectif total des chômeurs à 1.123.000 personnes. Le milieu urbain a connu une hausse de 45.000 personnes et le milieu rural une baisse de 12.000.
Le taux de chômage est passé ainsi de 9,1% à 9,3% au niveau national et de 13,4% à 14% en milieu urbain. En milieu rural, ce taux a baissé de 3,5% à 3,2%. Le chômage reste élevé parmi les femmes, passant de 12,7% à 13,2%, parmi les diplômés, de 16,3% à 17% et parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, de 23,2% à 23,5%.
La population sous-employée s’est établie à 1.086.000 personnes. Le taux de sous-emploi s’est accru de 0,1 point, par rapport au deuxième trimestre de 2016, passant de 9,8% à 9,9% au niveau national ; de 9% à 9,1% en milieu urbain et de 10,7% à 10,8% en milieu rural.

Légère baisse des taux d’activité et d’emploi

Avec 12.081.000 personnes, la population active âgée de 15 ans et plus a augmenté de 0,9% au niveau national entre le deuxième trimestre de 2016 et celui de 2017 (0,8% en milieu urbain et 1% en milieu rural). La population en âge d’activité s’est accrue, quant à elle, de 1,7%. Le taux d’activité continue, ainsi, sa tendance à la baisse passant, entre les deux périodes, de 47,7% à 47,3%.

Figure 1 : Créations nettes d’emplois entre le deuxième trimestre
de 2016 et celui 2017 selon le milieu de résidence

Avec 74.000 postes d’emploi créés par l’économie marocaine entre le 2ème trimestre de 2016 et celui de 2017, le volume de l’emploi est passé de 10.884.000 à 10.958.000 personnes. Le taux d’emploi a, quant à lui, reculé de 0,5 point au niveau national, passant de 43,4% à 42,9%. Ce taux a baissé en milieu urbain de 37,2% à 36,4% (-0,8 point) et a augmenté en milieu rural de 53,7% à 54,2% (+0,5 point).
Les emplois créés au cours de cette période sont de 58.000 postes d’emploi rémunérés (48.000 en milieu rural et 10.000 en milieu urbain) et de 16.000 postes d’emploi non rémunérés (14.000 en zones rurales et 2.000 en zones urbaines).

Contribution sectorielle à la création nette d’emplois

Le volume d’emploi dans le secteur de l’ »agriculture forêt et pêche » s’est accru de 52.000 postes au niveau national (un accroissement de 1,3%) entre le 2ème trimestre de 2016 et la même période de 2017 contre des pertes de 175.000 postes en 2016, 58.000 en 2015 et de 7.000 en 2014. Selon le milieu de résidence, 3.000 postes sont créés en milieu urbain et 49.000 en milieu rural.
Le secteur des « services » a enregistré une création nette de 19.000 emplois au niveau national (7.000 postes en milieu urbain et 12.000 en milieu rural) après une création annuelle moyenne de 60.000 emplois au cours des trois dernières années.
Le secteur des BTP a créé, durant la même période, 7.000 postes d’emploi au niveau national, 2.000 en milieu urbain et 5.000 en milieu rural. La création annuelle moyenne d’emplois dans ce secteur était de l’ordre de 24.000 postes au cours des trois dernières années.

Le secteur de l’ »industrie y compris l’artisanat » a enregistré une perte de 4.000 emplois (exclusivement en milieu rural), après une création annuelle moyenne de 14.000 emplois au cours des trois dernières années.
Figure 2. Créations nettes d’emploi entre le deuxième trimestre de 2016
et celui de 2017 par secteur d’activité économique et milieu de résidence

Chômage et sous-emploi en hausse

Le nombre de chômeurs est passé de 1.090.000 à 1.123.000 personnes entre le deuxième trimestre de 2016 et celui de 2017, ce qui représente une hausse de 33.000 personnes au niveau national (45.000 personnes en plus en milieu urbain et 12.000 personnes en moins en milieu rural). Le taux de chômage est passé de 9,1% à 9,3% au niveau national, de 13,4% à 14% en milieu urbain et de 3,5% à 3,2% en milieu rural.
Les taux de chômage les plus élevés sont enregistrés parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (23,5%) et les personnes ayant un diplôme (17%).

Figure 3 : Evolution du taux de chômage entre le deuxième trimestre
de 2016 et celui de 2017 par sexe et milieu de résidence (en %).

Par ailleurs, le volume des actifs occupés en situation de sous-emploi a augmenté de 1.065.000 à 1.086.000 personnes au niveau national entre le deuxième trimestre de 2016 et celui de 2017, de 531.000 à 537.000 personnes dans les villes et de 535.000 à 549.000 dans la campagne. Le taux de sous-emploi est passé ainsi de 9,8% à 9,9% au niveau national, de 9,0% à 9,1% en milieu urbain et de 10,7% à 10,8% en milieu rural.

Figure 4 : Evolution du taux de sous-emploi entre le deuxième trimestre
de 2016 et celui de 2017 par sexe et milieu de résidence (en %).

Selon le sexe, le taux de sous-emploi atteint 11,4% parmi les hommes (9,1% en milieu urbain et 14,4% en milieu rural) et 5,2% parmi les femmes (9,3% en milieu urbain et 2,4% en milieu rural).