Omar Faraj, champion de la pression fiscale, part à la retraite!

Omar Faraj est en poste à la tête de la DGI depuis 2015. Il devait partir en retraite depuis deux ans mais une dérogation lui a été accordée pour pouvoir mener à terme les chantiers alors en cours.

Aujourd’hui, à 62 ans, ce natif de Fès préfère prendre sa retraite d’après ce que rapporte la presse nationale. Il aura tout de même accompli des actions considérables: digitalisation du contrôle et de la collecte de l’impôt, tenue des Assises de la Fiscalité, amélioration des recettes fiscales, etc.

Si Ssi Faraj est bon pour ce qui est de l’amélioration des recettes (il a d’ailleurs réussi le même exploit du temps qu’il était en charge du domaine privé de l’Etat), cela ne s’est pas fait sans froisser un large pan de la société.

A commencer par le conflit désormais dans les annales déclenché avec les commerçants de Derb Omar. Ces derniers ont tout bonnement mené un bras de fer avec l’Etat qu’ils ont fini par remporter!

Les commerçants ne sont que la partie émergée d’un iceberg plus important. En effet, sous Faraj il n’y pas un Marocain qui n’ait pas reçu un avis d’imposition ou un rappel au paiement, parfois couvrant plusieurs années d’impayés. Lorsque l’on sait le rapport culturel qu’ont les Marocains à l’impôt, cela était souvent ressenti comme une invitation à vendre ses biens pour payer le du à l’Etat ou à émigrer là où l’impôt sert à rendre le quotidien des citoyens meilleur (et non à rééquilibrer prioritairement les déficits macro-économiques).

On se souvient encore à ce propos de la mesure consistant à auditer les biens des citoyens (voitures, voyages, scolarité des enfants) pour évaluer le “vrai” patrimoine des gens et recourir en conséquence à des redressements fiscaux le cas échéant. Encore une bataille où l’Etat a jugé que le bon sens exigeait de faire marche arrière.

La dernière mesure en date, avant “retraite”, était l’intention de contrôler la vie privée des contribuables à travers leur postes sur les réseaux sociaux (photos de voyages, vie en famille, etc.). Serait-ce la goutte qui a fait déborder le vase?

En tout cas, il est indéniable que l’ancien Directeur des Impôts était dans son domaine une compétence comme on n’en forme plus aujourd’hui. C’est sûr qu’avec un tel profil il saura retomber rapidement sur ses pieds pour occuper des fonctions encore plus stratégiques.

On lui souhaite bonne chance.

 

 

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