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Crédit bancaie: les taux de repassent sous la barre des 5% en 2025

Les taux de crédit accordés par les établissements bancaires ont poursuivi leur repli à la fin de l’année 2025, repassant globalement sous le seuil symbolique des 5%. Selon la dernière enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib (BAM) sur les taux débiteurs, le taux moyen pondéré des crédits s’est établi à 4,82% au quatrième trimestre 2025, contre 5,08% à la même période un an auparavant.

Cette évolution confirme un mouvement de détente progressive des conditions de financement, dans un contexte marqué par la stabilisation du cadre monétaire et une reprise graduelle de la demande de crédit. La Banque centrale souligne toutefois que cette amélioration demeure différenciée selon la nature des crédits et les catégories d’emprunteurs.

Dans le détail, les taux appliqués varient sensiblement selon l’objet économique des prêts. Les facilités de trésorerie affichent un taux moyen de 4,58%, tandis que les crédits à l’équipement ressortent à 4,95%. Les prêts immobiliers, de leur côté, s’établissent à 5,19%, restant légèrement au-dessus du seuil des 5%, alors que les crédits à la consommation demeurent les plus onéreux, avec un taux moyen de 6,89%, selon les données publiées par BAM.

Par secteur institutionnel, les crédits accordés aux particuliers ont été consentis à un taux moyen de 5,69%, reflétant le poids des crédits immobiliers et à la consommation dans ce segment. Les prêts aux entreprises non financières ressortent, quant à eux, à un taux moyen de 4,72%, confirmant un accès au financement relativement plus favorable pour le tissu productif.

S’agissant des entreprises non financières privées, le taux moyen s’est établi à 4,94%. Une distinction apparaît toutefois selon la taille des entreprises. Les grandes entreprises (GE) bénéficient de conditions plus avantageuses, avec un taux de 4,74%, tandis que les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) continuent de supporter un coût du crédit plus élevé, à 5,22%. Cet écart illustre la persistance d’un différentiel de risque perçu par les banques entre les grandes structures et les TPME, malgré les dispositifs publics de soutien au financement.

Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib note par ailleurs que certains mécanismes d’appui, à l’image de l’opération « Daam Sakane », ont eu un impact plus limité qu’escompté sur la dynamique du crédit à l’habitat. Si les taux immobiliers montrent des signes d’assouplissement, la reprise reste mesurée, en lien avec les contraintes de solvabilité des ménages et l’évolution du marché immobilier.

Globalement, le retour des taux de crédit sous la barre des 5% constitue un signal positif pour l’économie, en particulier pour l’investissement des entreprises. Il reste toutefois conditionné à la consolidation de la stabilité macroéconomique et à la capacité du système bancaire à accompagner, de manière équilibrée, les besoins de financement des ménages et des TPME.

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