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Carburant/Surfacturation : l’insoutenable argumentaire du GPM!

Le Groupement des Pétroliers du Maroc (GPM) ne semble pas disposé à revoir sa Com’ de crise au sujet de la surfacturation du carburant importé au détriment du consommateur.

Dans une récente sortie sur L’Economiste (analysée par Consonews Carburant/Surfacturation : la fuite en avant des pétroliers!), le groupement avait rejeté en bloc l’accusation qui lui est faite de ne pas répercuter les baisses des cours mondiaux à la pompe au Maroc. Nous nous sommes alors posé cette question clé à laquelle le GPM ne répond pas : comment certains groupes ont fait pour doubler leur bénéfices en vendant les mêmes quantités si ce n’est pas en pratiquant des marges plus importantes?

Aujourd’hui, le quotidien casablancais révèle davantage de détails concernant l’argumentaire du GPM. La répercution des baisses et des hausses des cours mondiaux est une donne maintenue : « les prix internationaux sont automatiquement appliqués sur les tarifs à la pompe », assure Adil Ziady, président du GPM cité par L’Economiste.

Notons ici que rien n’oblige d’un point de vue réglementaire les distributeurs pétroliers à répercuter systématiquement les cours du baril sur le prix local. Une telle attitude, si elle est avérée, s’apparenterait davantage à de l’excès de zèle; un excès de zèle étrange par ailleurs au comportement d’homo œconomicus  qu’est théoriquement censée avoir une entreprise!

Mais le « meilleur » est à venir. Le GPM, par la voix de son président, affirme que depuis l’entrée en vigueur de la décompensation, les distributeurs supportent des charges plus importantes liées notamment aux frais de couverture d’achat de matières premières et de change mais aussi au renforcement de capacité de stockage (surtout avec la fermeture de Samir). « Nous sommes obligés de prendre des couvertures contre les risques de fluctuation des matières premières et du dollar, le marché étant approvisionné par les importations uniquement. Ce qui suppose une gestion particulière », explique Ziady.

Donc, résultat des courses : les entreprises pétrolières ayant doubler leurs bénéfices l’ont fait non seulement en évitant de surfacturer  à la pompe mais surtout en ayant une structure de charges plus importante!

C’est pour le moins un cas d’école!

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