
Les prix des carburants ont connu une nouvelle augmentation au Maroc à compter du 1er avril 2026, accentuant la pression sur le pouvoir d’achat des ménages et les coûts du transport. Cette révision tarifaire s’inscrit dans un contexte international marqué par une forte volatilité des marchés énergétiques.
Dans les principales villes comme Casablanca et Rabat, le gasoil a progressé de 1,72 dirham par litre, tandis que l’essence sans plomb a enregistré une hausse de 1,55 dirham. Les prix à la pompe atteignent ainsi environ 14,52 dirhams pour le gasoil et 15,48 dirhams pour l’essence, avec des variations selon les réseaux et les zones.
Depuis la libéralisation du secteur en 2015, les ajustements s’effectuent deux fois par mois, en fonction des cotations internationales des produits raffinés et de l’évolution du taux de change. Les opérateurs attribuent cette nouvelle hausse aux tensions géopolitiques persistantes, notamment au Moyen-Orient, ainsi qu’aux perturbations des flux maritimes en mer Rouge, qui renchérissent les coûts d’importation.
Face à cette situation, le Conseil de la concurrence a annoncé un renforcement de sa surveillance du marché. L’objectif est de veiller au bon fonctionnement de la concurrence et de s’assurer que les éventuelles baisses des prix internationaux soient répercutées avec la même rapidité que les hausses.
Cette évolution suscite déjà des inquiétudes dans le secteur du transport routier, où l’augmentation des coûts du carburant risque de se répercuter sur l’ensemble de la chaîne logistique et, à terme, sur les prix à la consommation.
