Finances publiques : un effort mensuel de 1,6 milliard de dirhams pour contenir le choc énergétique

Face aux répercussions de la hausse des prix de l’énergie, le gouvernement mobilise des moyens budgétaires importants pour limiter l’impact sur les ménages et l’économie. À l’issue du Conseil de gouvernement du 2 avril, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a détaillé un effort mensuel d’au moins 1,6 milliard de dirhams.
Ce dispositif repose sur trois principaux leviers. Le premier concerne le gaz butane, dont le prix reste inchangé grâce à une subvention renforcée. L’État prend désormais en charge une part nettement plus élevée du coût par bonbonne, ce qui représente à lui seul environ 600 millions de dirhams par mois.
Le deuxième axe porte sur l’électricité. Malgré la hausse des coûts de production liés aux intrants énergétiques, les tarifs sont maintenus pour les ménages et les entreprises. Ce gel des prix se traduit par un effort budgétaire supplémentaire estimé à 400 millions de dirhams mensuels.
Le troisième volet vise le transport professionnel. Un nouveau mécanisme d’aide, plus ciblé que le précédent, a été mis en place. Il repose sur un soutien indexé sur la consommation réelle de gasoil, avec environ 3 dirhams par litre. Cette approche, encadrée par des critères plus stricts, vise à limiter les effets d’aubaine observés auparavant. Son coût est évalué à près de 648 millions de dirhams par mois.
L’ensemble de ces mesures permet d’amortir les effets de la hausse des prix de l’énergie, mais alourdit significativement la charge pour les finances publiques. Pour y faire face, le gouvernement indique vouloir mobiliser les marges budgétaires disponibles, sans recourir, à ce stade, à une loi de finances rectificative.
Avec Le360
