Crèches sociales : un levier clé pour l’autonomisation économique des femmes

À Salé, la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naima Ben Yahya, a mis en avant le rôle structurant des crèches sociales dans l’accès des femmes au marché du travail et leur autonomisation économique.
Intervenant lors d’un colloque consacré à la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, elle a souligné que ces structures constituent un chantier ambitieux, permettant aux femmes actives d’ajuster leurs engagements professionnels aux responsabilités familiales. Elles offrent notamment une solution concrète pour la prise en charge des enfants, facilitant ainsi l’insertion et le maintien dans l’emploi.
Au-delà de cet aspect, les crèches sociales contribuent à renforcer les capacités personnelles et professionnelles des femmes, en tenant compte des responsabilités qu’elles assument également envers les personnes âgées ou en situation de handicap.
Dans cette dynamique, le ministère travaille sur de nouvelles mesures visant à améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et familiale, notamment à travers le développement du travail à temps partiel, des horaires flexibles et du télétravail.
La ministre a également pointé l’impact des stéréotypes sociaux, qui continuent de freiner la pleine participation des femmes dans plusieurs domaines. Elle a insisté sur l’importance d’une mobilisation élargie des acteurs politiques et de la société civile pour encourager leur engagement, notamment dans la vie publique.
Par ailleurs, la valorisation du travail domestique a été mise en avant comme un enjeu central. Celle-ci ne passe pas uniquement par une reconnaissance financière, mais aussi par le développement de services de soutien, tels que les crèches et les structures d’accompagnement des personnes dépendantes.
Enfin, la ministre est revenue sur le programme d’autonomisation économique des femmes, qui a permis d’accompagner 15.000 bénéficiaires à travers des formations dédiées, avec plus de 1.400 projets financés au profit de plus de 4.400 femmes à travers le Royaume.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer l’inclusion économique et sociale des femmes, en développant des politiques publiques adaptées aux réalités du terrain.
