Thé chinois : le Maroc premier importateur, devant le Japon et les Etats-Unis

Le Maroc confirme sa place de premier importateur mondial de thé chinois, en captant à lui seul 15 % des exportations de la Chine. Une position qui le place devant des économies majeures comme le Japon ou les États-Unis, et qui souligne l’importance stratégique du Royaume sur ce marché.
Cette performance repose à la fois sur une tradition de consommation profondément ancrée et sur des relations commerciales solides entre Rabat et Pékin. Le thé, au Maroc, dépasse largement le statut de simple produit alimentaire : il incarne un rituel quotidien, au cœur des pratiques sociales et culturelles.
Les données récentes montrent l’ampleur de cette domination. En février 2026, le Maroc concentre 15 % des ventes de thé chinois à l’international. À titre de comparaison, la Mauritanie et la Côte d’Ivoire atteignent chacune 7 %, tandis que l’Allemagne représente 5 % et la Russie environ 3 %, malgré une progression marquée de ses importations.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de croissance soutenue du secteur chinois. En 2025, les exportations de thé ont atteint 1,55 milliard de dollars, en hausse de 8,9 %, pour un volume total de près de 419.000 tonnes. Cette progression est portée par les grandes régions productrices chinoises, notamment le Zhejiang, l’Anhui et le Hunan, qui dominent largement les flux à l’export.
Sur l’ensemble de l’année 2025, le Maroc se classe en tête des acheteurs, devant des pays comme le Sénégal, la Malaisie ou encore les États-Unis. À eux seuls, les dix principaux importateurs concentrent plus de 60 % de la valeur des exportations chinoises, confirmant la centralité du Royaume dans cette géographie commerciale.
Au-delà des chiffres, cette position traduit un rôle de hub régional. Le Maroc s’affirme comme une plateforme clé pour le thé en Afrique du Nord, à la croisée des échanges entre l’Asie et le continent africain.
Cette relation commerciale s’inscrit également dans un cadre plus large de coopération économique. Depuis son intégration à l’initiative « la Ceinture et la Route » en 2017, le Royaume a renforcé ses échanges avec la Chine, le thé en constituant l’un des symboles les plus visibles.
Chaque année, d’importants volumes de thé vert transitent vers les ports marocains avant d’intégrer les circuits de distribution locaux. Des médinas aux grandes villes, ils prolongent un usage quotidien où se mêlent tradition, économie et hospitalité.
Avec Les Inspirations Eco
