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Paiements : le cash reste dominant au Maroc malgré la progression du digital

En 2025, le Maroc confirme une forte dépendance aux paiements en espèces, avec 65 % des transactions quotidiennes réalisées en numéraire, selon des données publiées par la plateforme Forex.

Ce niveau place le Royaume dans une position intermédiaire au sein des économies arabes. Il reste inférieur à celui observé dans des pays comme le Liban (90 %) ou l’Irak (85 %), mais demeure éloigné des standards de dématérialisation enregistrés dans certaines économies du Golfe.

Cette prédominance du cash s’explique en grande partie par des habitudes de consommation bien ancrées, mais aussi par une diffusion encore incomplète des solutions de paiement électronique. Les transactions de faible montant, fréquentes dans les circuits informels et le commerce de proximité, continuent de privilégier l’usage des espèces.

Au Maroc, ce taux reste supérieur à celui de pays comme la Tunisie (55 %) ou Oman (50 %), ce qui souligne le retard relatif en matière d’adoption des paiements digitaux.

Plusieurs facteurs structurels contribuent à cette situation. La couverture encore limitée des terminaux de paiement électronique, l’accès inégal aux services bancaires selon les territoires et le manque d’interopérabilité entre les systèmes freinent la généralisation des paiements dématérialisés.

À l’inverse, les économies du Golfe affichent des niveaux nettement plus avancés. Le Koweït et l’Arabie saoudite enregistrent environ 30 % de paiements en espèces, tandis que le Qatar descend à 25 %, et que Bahreïn et les Émirats arabes unis atteignent 20 %.

Ces écarts traduisent une transformation plus aboutie des systèmes de paiement, portée par une forte bancarisation, une adoption large des solutions numériques et des cadres réglementaires favorables.

Dans ce contexte, la transition vers des paiements électroniques au Maroc apparaît comme un chantier structurant. Elle dépendra à la fois du développement des infrastructures, de l’accessibilité des services financiers et de la confiance des utilisateurs, éléments essentiels pour réduire progressivement la place du cash dans l’économie.

Avec Barlamane

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