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Franchise au Maroc : 43% prêts à se lancer, mais 58% freinés par le financement

Le marché marocain de la franchise gagne en maturité, mais reste en phase de structuration. C’est ce que révèle le premier baromètre publié par Wefranchiz, une étude qui donne pour la première fois la parole aux investisseurs et futurs franchisés sur leurs attentes et leurs obstacles.

Réalisée par Emberton Group auprès de 501 répondants, l’enquête met en évidence un intérêt réel pour ce modèle. Plus de 43 % des personnes interrogées se déclarent prêtes à se lancer en franchise, tandis que près de 38 % s’y montrent favorables. À peine un cinquième rejette cette option.

Cette attractivité repose sur une perception globalement positive. La franchise est vue comme un levier économique structurant, notamment en matière d’emploi, un rôle reconnu par plus de 80 % des sondés. Elle séduit surtout par le cadre qu’elle offre : notoriété de l’enseigne et accompagnement arrivent en tête des motivations, loin devant la réduction du risque.

Mais cette promesse de sécurité s’accompagne d’exigences élevées. La grande majorité des répondants exprime un besoin d’accompagnement, avec une priorité accordée à la formation et à la transmission du savoir-faire plutôt qu’au financement. Un signal clair sur la nature des attentes : les porteurs de projets recherchent d’abord des modèles opérationnels solides.

En creux, l’étude met en lumière les fragilités du marché. Le financement constitue le principal frein, cité par près de 60 % des répondants. Mais un autre obstacle émerge : le manque d’information. Plus de 60 % n’ont jamais consulté de plateforme spécialisée, et plus d’un tiers sont incapables d’estimer le budget nécessaire pour se lancer.

Dans ce contexte, les intentions d’investissement se concentrent sur des secteurs jugés rassurants. La restauration domine, suivie des services et de la beauté, traduisant une préférence pour des activités éprouvées plutôt que pour des concepts innovants.

L’étude souligne également une forme d’équilibre entre franchises internationales et enseignes locales. Si les premières conservent un pouvoir d’attraction, les marques marocaines bénéficient d’un niveau de confiance comparable, avec un potentiel largement reconnu par les répondants.

C’est précisément sur ce terrain que se positionne Wefranchiz, qui entend structurer le marché à travers une plateforme de mise en relation entre franchiseurs et candidats. L’approche repose sur des outils technologiques visant à qualifier les profils, orienter les porteurs de projets et améliorer la compatibilité entre offre et demande.

Au-delà des chiffres, le baromètre esquisse le portrait d’une nouvelle génération d’entrepreneurs : cadres en reconversion, jeunes diplômés en quête d’alternatives au salariat, ou encore femmes relançant leur parcours professionnel. Pour ces profils, la franchise apparaît comme un compromis entre sécurité et initiative.

Reste que le potentiel identifié ne pourra se concrétiser qu’à condition de mieux structurer l’écosystème. Entre besoin d’accompagnement, déficit d’information et contraintes financières, le marché marocain de la franchise se trouve à un moment charnière, où l’enjeu n’est plus l’intérêt, mais la transformation de l’intention en projets réels.

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