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Hantavirus : la France durcit les quarantaines, le Maroc renforce sa vigilance

Alors que plusieurs pays européens renforcent leurs dispositifs sanitaires autour du Hantavirus Andes, les autorités marocaines continuent d’afficher un discours rassurant, estimant que le risque d’introduction du virus dans le Royaume demeure « très faible, proche de zéro ».

Le ministère marocain de la Santé et de la Protection sociale indique néanmoins avoir activé des mesures de vigilance et de surveillance renforcée dans les ports et aéroports, notamment dans les régions du nord, dans un contexte marqué par la multiplication des alertes en Europe autour du navire de croisière « MV Hondius ».

Selon Mohamed Lyoubi, directeur de la Direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies, seuls quelques cas confirmés ont été recensés parmi les passagers du bateau, tandis que les autres personnes à bord sont considérées comme des cas contacts et placées sous surveillance médicale.

Le responsable insiste sur le fait qu’aucun citoyen marocain ne figurait parmi les passagers concernés et qu’aucune personne susceptible de rejoindre le Maroc dans les prochaines semaines n’a été identifiée parmi les cas suivis.

Les autorités marocaines rappellent également que le Hantavirus n’est pas un virus émergent et que la situation fait déjà l’objet d’un suivi international coordonné par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans le même temps, la France a décidé de renforcer considérablement ses mesures de précaution après la confirmation d’un cas positif parmi les passagers français rapatriés du navire.

Selon les autorités françaises, une passagère hospitalisée à Paris a été testée positive au Hantavirus Andes et placée en réanimation dans un état jugé critique mais stable. Les quatre autres passagers français rapatriés restent négatifs mais font désormais l’objet d’un isolement renforcé en milieu hospitalier.

Le gouvernement français a également annoncé une « quarantaine renforcée en milieu hospitalier » pour tous les cas contacts identifiés, alors qu’un total de 22 personnes est actuellement suivi après avoir voyagé avec des passagers contaminés.

La souche détectée à bord du « MV Hondius », le Hantavirus Andes, attire particulièrement l’attention des autorités sanitaires en raison de sa capacité potentielle de transmission interhumaine, un phénomène rare pour cette famille de virus.

Selon les spécialistes, cette variante possède une période d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines et peut provoquer un syndrome respiratoire aigu avec un taux de létalité élevé.

L’OMS continue toutefois de considérer le risque épidémique mondial comme faible, tout en recommandant un suivi strict des cas contacts afin de limiter toute éventuelle chaîne de transmission.

Au Maroc, plusieurs réunions de sensibilisation et de coordination ont été organisées récemment dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma afin d’évaluer les dispositifs de réaction et de prévention face à l’évolution de la situation sanitaire internationale.

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