Publicité: baisse drastique des budgets pour le Ramadan 2020

Baisse impressionnante des budgets publicitaires pendant la première semaine de ce Ramadan 2020 marqué la pandémie du Covid19. D’après des chiffres du cabinet Imperium, cette baisse est en moyenne de -36% par rapport à l’année précédente, soit un budget total de 166,5 millions de dirhams.

« Aucun média n’échappe à cette tendance », insiste le cabinet.

Dans le détail, « la radio est le média le plus touché avec -50% comparé à la même période en 2019, le digital enregistre une baisse de -45%, la télévision de -35%, la presse est à -33% et l’affichage, qui est le média le moins touché, connaît une baisse de -25% ».

En effet, au lieu de 799 en 2019, seulement 575 annonceurs ont répondu présents ce ramadan. Soit une baisse de -28% représentant 224 annonceurs.

Les absents ont été de 97 en radio, 81 en presse, 76 en affichage, 27 télévision et 23 en digital.

En termes de parts de marché par média, « la télévision est toujours le média le plus plébiscité à hauteur de 64% (soit -2 points par rapport à 2019), suivi de l’affichage avec 16% de parts de marché (soit +2 points), la radio qui perd 3 points avec une PDM de 12,5%, la presse à hauteur de 5% stagne, et le digital qui connaît une légère baisse de 0,4 point, comptabilise 2,5% de PDM ».

Côté annonceurs, c’est les télécoms qui arrivent en tête bien que leurs investissement aient reculé de 18%. « Le secteur alimentaire, second plus grand investisseur sur cette période connaît une baisse du budget alloué à hauteur de -44% ». « Nouvel entrant en troisième place de l’investissement publicitaire sectoriel est le secteur de l’entretien qui gagne 6 places avec une augmentation en valeur de +83% seulement ». « Ce qui dénote de la forte baisse des budgets investis par les autres secteurs sur cette période », analyse Imperium. En quatrième et cinquième places on retrouve respectivement les secteurs toilette-beauté (+1 place et -33% de budget investi) et banques – assurances (+1 place et -50% de budget alloué).

Absence totale de l’immobilier dont les campagnes occupaient d’une façon spectaculaire les petits écrans pendant les Ramadan précédents.