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Consommation: la demande des ménages s’est améliorée à fin 2020

Une amélioration très relative s'inscrivant toujours à la baisse comparée à 2019

Après une chute de 10,7% au troisième trimestre 2020, la consommation des ménages se serait redressée au 4ème limitant sa baisse à – 3,5%. C’est en tout cas ce qu’annonce le HCP dans sa dernière note de conjoncture.

Cette amélioration (relative) a été permise « sous l’effet du redressement partiel des achats de biens de consommation alimentaires et manufacturés notamment d’habillement et d’équipement après la réouverture des commerces », explique le HCP.

Quant à la consommation des administrations publiques, « elle serait restée relativement dynamique, affichant un accroissement de 4,6%, en ligne avec la hausse des dépenses de fonctionnement et des services sociaux ».

Côté prix, le HCP note une « décélération des prix à la consommation au quatrième trimestre 2020 ». En effet, « les prix à la consommation auraient légèrement décéléré, affichant une hausse de +0,5%, en glissement annuel, au lieu de +0,7% un trimestre plus tôt ».

Ce ralentissement aurait été plus marqué au niveau des prix des produits alimentaires (+0,6%, au lieu de +1% au trimestre précédent), qu’à celui des prix des produits non-alimentaires (+0,4%, après +0,5%). Ce seraient principalement les prix des produits frais, en particulier ceux des fruits qui auraient le plus décéléré. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix soumis à l’intervention de l’Etat et les produits à prix volatils, aurait de nouveau
ralenti, pour se situer à +0,1% seulement au quatrième 2020, après +0,5% un trimestre plus tôt, reflétant une décélération de sa composante alimentaire et plus particulièrement des prix des viandes fraîches.

Sur l’ensemble de l’année 2020, l’inflation, quoiqu’en légère accélération (+0,7%) par rapport à l’année précédente (+0,2%) resterait, relativement, faible, sous l’effet du repli des prix de l’énergie provoqué par la baisse des cours du pétrole sur le marché international. De son coté, l’inflation sous-jacente resterait pratiquement faible pour se situer à +0,5 %, au lieu de +0,6% en 2019.

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