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Abdellatif Jouahri parle d’une situation «inédite» et prévoit une révision des projections

Lors d’un point de presse tenu en marge du premier conseil d’administration de BAM au titre de l’année 2022, Abdellatif Jouahri évoque une situation «inédite» qui impose une révision constante des projections. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Aujourd’hui le Maroc.

«Nous allons suivre de très près cette évolution pour adapter nos prévisions au fur et à mesure de la conjoncture», a déclaré Abdellatif Jouahri lors d’un point de presse organisé en marge du premier conseil d’administration de la banque centrale au titre de l’année 2022, comme le rapporte Aujourd’hui le Maroc dans son édition de ce 24 mars.

Face aux journalistes, le wali de Bank Al-Maghrib est ainsi revenu sur la conjoncture économique particulièrement tendu. Pour lui, cette situation est «inédite», imposant une révision constante des projections. Dans ce sens, il prévoit une éventuelle révision des perspectives dans le mois à venir en fonction de l’évolution de la situation au niveau national, notamment des précipitations du mois de mars.

Concernant l’inflation, les prévisions de Bank Al-Maghrib tablent sur une forte accélération de l’inflation en 2022 (4,7%) contre 1,4% en 2021. En 2023, ce taux devrait se situer autour de 1,9%. La raison de cette hausse? Les pressions d’origine externe, notamment les répercussions de la guerre en Ukraine sur l’économie mondiale et le renchérissement des prix des produits énergétiques et alimentaires, précise le quotidien.

Pour Abdellatif Jouahri, «le 4,7% est conforté par les chiffres du HCP qui, sur une base annuelle, a sorti un taux de 3,6% en février 2022. Nous allons voir en juin prochain s’il y aura une accentuation ou pas. Tout dépend aussi des éléments géopolitiques, notamment un éventuel embargo sur le pétrole russe…».

Quant à une éventuelle stagflation, il n’y en a pas, indique le wali de BAM. « Nous sommes dans une phase de pression inflationniste qui se confirme. On aurait pu parler de cela en 2019 lorsqu’on a été à 0,2%. Actuellement, la tendance est la même dans les autres pays développés ou émergents. La pression inflationniste se fait sentir…»

Source: Le 360

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