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Lorsque l’école publique est confrontée à des tempêtes

Lorsque l’école publique est secouée par les tempêtes, les Marocains se questionnent sur la personne qui assumera les conséquences des perturbations graves du système éducatif, ainsi que sur l’incitation «forcée» des enseignants à la grève, dont la plupart sont devenus otages des coordinations de l’enseignement. Cet éditorial propose une analyse des récents communiqués émis par ces coordinations à la suite des concessions successives et coûteuses accordées par le gouvernement, suscitant ainsi des interrogations suspectes au sein de l’opinion publique.

En effet, les Marocains se demandent qui supportera les répercussions des perturbations majeures du système éducatif et de l’incitation des enseignants à la grève, ces derniers étant largement pris en otage par les coordinations. Ces groupes les exploitent dans le cadre de leur lutte d’influence au sein de la corporation enseignante, estime l’éditorialiste d’Al Akhbar (édition du mardi 19 décembre).

Selon le journal, les enseignants hésitent à retourner en classe de peur de subir des campagnes de trahison et de diffamation dans le monde réel et virtuel. En effet, des milliers d’enseignants sont exaspérés par l’ignorance de leurs revendications et cherchent une solution pour reprendre leurs activités et accomplir leur mission. Cependant, certains individus cherchent à affaiblir l’État en se cachant derrière des revendications sociales.

Les coordinations sont devenues dépendantes des grèves et des protestations, écoutant uniquement les voix populistes et nihilistes qui utilisent le dossier des enseignants pour promouvoir leurs agendas partisans et idéologiques.

L’éditorialiste d’Al Akhbar souligne qu’il est temps que l’État défende son autorité et son prestige face à cette absurdité, en utilisant tous les moyens possibles pour libérer les otages, à savoir les élèves et les enseignants. Il ajoute que le moment est venu pour que tout le monde réalise que l’État existe et peut garantir aux Marocains leur droit à l’éducation et à la formation, conformément à la constitution.

Il est inacceptable de laisser aux populistes et aux nihilistes le pouvoir de décider du sort de l’État uniquement pour des revendications financières mineures. La pratique du droit doit être équilibrée avec celle du devoir. Comme l’exercice du droit de grève a dépassé toutes les limites, il est impératif que les institutions de l’État interviennent pour imposer aux coordinations de l’enseignement le devoir qu’elles ont négligé.

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