Uber relance ses services au Maroc à l’approche de la CAN : Casablanca et Marrakech en première ligne

À quelques semaines du coup d’envoi de la CAN, Uber signe son retour sur le marché marocain. L’application de mise en relation avec des véhicules de transport avec chauffeur redémarre ses opérations à Casablanca et Marrakech, en s’appuyant exclusivement sur des transporteurs agréés. Une reprise progressive qui intervient dans un contexte où la mobilité figure parmi les priorités nationales, alors que le Royaume se prépare à accueillir 26 millions de visiteurs à l’horizon 2030.
Les utilisateurs marocains, tout comme les touristes habitués à l’application, peuvent désormais solliciter une course en quelques clics. Ce lancement vise à compléter les options de déplacement déjà disponibles dans les deux villes, en introduisant un service digitalisé aligné sur les standards proposés dans plus de 70 pays. L’entreprise met en avant son expérience dans les grands événements internationaux, rappelant notamment les millions de trajets enregistrés lors de la Coupe du Monde 2022 au Qatar.
Pour cette phase initiale, seules les formules UberX et UberXL sont accessibles. La première couvre les déplacements économiques pour un à quatre passagers ; la seconde s’adresse aux groupes et familles grâce à des véhicules plus spacieux accueillant jusqu’à six personnes. Les autres solutions habituellement proposées dans d’autres marchés — Uber Comfort, Uber Pool, Uber Black ou Uber Green — ne sont pas encore prévues.
Les services sont opérés directement depuis le hub régional de Dubaï, qui supervise les activités du Moyen-Orient et de l’Afrique. Careem, racheté en 2020, reste géré de manière indépendante via sa propre application, chacun conservant son positionnement sur le marché marocain. Sur le plan réglementaire, la fusion Uber–Careem demeure en attente du feu vert du Conseil de la concurrence, en raison de l’absence de cadre juridique clair encadrant les activités VTC dans le pays.
Dans cette logique de prudence, seuls les véhicules touristiques disposant d’autorisations peuvent actuellement intégrer la plateforme. Les chauffeurs particuliers restent exclus, aucune disposition légale ne leur permettant d’opérer en tant que VTC. Uber précise aussi que l’intégration des taxis n’est pas encore effective, bien que des discussions soient en cours pour étendre le service dès qu’un accord sera trouvé.
Si le nombre de véhicules engagés n’est pas communiqué, plusieurs centaines d’unités agréées figurent déjà dans le dispositif, avec une montée en puissance prévue à mesure que les sociétés touristiques inscriront leurs flottes. Cette reprise intervient alors que le ministère de l’Intérieur travaille, avec d’autres départements, sur un projet d’encadrement des applications de transport. L’objectif consiste à moderniser le secteur tout en tenant compte des droits des usagers et de la place des taxis.
Avec la CAN 2025 et les préparatifs de la Coupe du Monde 2030, l’arrivée d’un acteur international comme Uber vient renforcer l’offre de mobilité et accompagner les besoins liés aux grands flux touristiques attendus dans les années à venir.
